Au Brésil, la survie des peuples indigènes est continuellement menacée par l’expansion de l’agro-industrie et par l’exploitation illégale du bois et de l’or. Une étude publiée par l’ONG Imazon le 26 janvier 2025 apporte un certain espoir : en 2025, le déboisement sur les quelque 475 terres indigènes, qui couvrent 23 % de l’Amazonie brésilienne, n’a atteint que 44 km². Cela représente une baisse de 20 % par rapport à 2024 et de 88 % par rapport à 2019.

Ces chiffres suggèrent que les efforts menés par le gouvernement de Lula da Silva pour protéger ces terres et la forêt portent leurs fruits. « Nous observons que ces dernières années, grâce à la reprise de la politique environnementale par Lula, le contrôle de la déforestation s’est renforcé dans le pays », déclare Larissa Amorim, chercheuse à Imazon, auteur de l’étude.
Dès son investiture, en janvier 2023, le président de gauche a créé le ministère des Peuples indigènes, confié à la militante autochtone Sonia Guajajara, et a promis un objectif de « zéro déforestation » d’ici 2030. Il a aussi réactivé la Fondation nationale des peuples indigènes (Funai) et l’Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables (Ibama), la police environnementale, qui avaient été fragilisés sous la présidence de Jair Bolsonaro (2019-2022).