Bruce Springsteen a de nouveau pris position sur Donald Trump et les méthodes de l’agence fédérale ICE lors d’un concert caritatif, évoquant la mort d’une Américaine tuée par un agent et appelant à des questions de justice et de loi. Ses commentaires, relayés par HuffPost et RTBF, ont été prononcés au cours d’un spectacle au Vélodrome de Marseille en mai, et lors d’un autre show au New Jersey. L’artiste a répété ses critiques sur les réseaux et a rappelé son engagement politique, tout en dénonçant une dérive perçue des autorités migratoires.
Bruce Springsteen s’attaque publiquement à Trump et à l’ICE
Lors d’un concert au festival Light of Day dans le New Jersey, et lors d’un autre show au Velodrome de Marseille en mai, l’artiste a ciblé Donald Trump et les méthodes de l’agence ICE. Selon HuffPost et RTBF, il a déclaré : « Une période extrêmement critique ». Il a poursuivi : « Nous traversons une période extrêmement critique, a lancé Bruce Springsteen dans un discours (voir ci-dessous) précédant sa prestation sur son titre « The Promised Land » au festival « Light of Day » dans le New Jersey, événement caritatif dédié à la lutte contre la maladie de Parkinson. Les États-Unis, les idéaux et les valeurs qu’ils ont défendus au cours des 250 dernières années sont mis à l’épreuve comme jamais auparavant dans l’histoire moderne de notre pays. »
« Si vous croyez en l’importance de la loi, du fait notamment que personne n’est au-dessus d’elle, si vous vous opposez à l’invasion d’une ville américaine par des troupes fédérales lourdement armées, dont les tactiques utilisées contre nos concitoyens sont dignes de la Gestapo, si vous estimez que vous ne méritez pas d’être assassiné pour avoir exercé votre droit américain de manifester, alors envoyez un message à ce président, comme l’a dit le maire de cette ville : l’ICE devrait foutre le camp de Minneapolis », a poursuivi l’interprète de « Born in the USA », d’après des propos relayés par HuffPost ou encore de la RTBF. »
« Bruce Springsteen fait directement référence à la mort de Renée Good, une Américaine de 37 ans tuée le 7 janvier par un agent de la police de l’immigration ICE de plusieurs balles. Par la suite, le chanteur lui a dédié « Darkness On The Edge Of Town ». Cette mort a d’ailleurs déclenché des manifestations massives à travers le pays. »
Aux États-Unis, un rejet croissant des méthodes des policiers de l’immigration. Dans une enquête de l’institut Quinnipiac, 57% des électeurs condamnent les méthodes d’ICE – 94% des électeurs démocrates et 64% des indépendants, tandis que les républicains les soutiennent au contraire à 84%. Dans un autre sondage, Economist/YouGov, la proportion de personnes interrogées favorables à la suppression d’ICE (46%) dépasse pour la première fois le pourcentage de celles qui s’y opposent (43%).
« On ne veut pas d’hommes équipés comme des militaires qui traînent dans les rues et attrapent des gens – dont beaucoup se révèlent être des citoyens américains qui n’ont juste pas leurs papiers sur eux. On va devenir la Gestapo, ‘Où sont vos papiers’ ? », s’est demandé Joe Rogan.

Réactions autour des propos de Springsteen
La couverture des propos rappelle également que Springsteen avait déjà pris position lors d’un précédent concert à Decathlon Arena – Stade Pierre Mauroy le 24 mai 2025, et que son engagement politique est bien connu. Le chanteur est décrit comme proche de Barack Obama et avait chanté pour Kamala Harris lors d’un meeting de campagne quelques jours avant l’élection perdue de novembre.
Selon la seconde source, ces prises de position s’inscrivent dans une trajectoire publique où l’artiste combine musique et messages politiques, avec un passé d’appui à des figures progressistes et à des causes sociales majeures.

Ces prises de position s’inscrivent dans un contexte de débats sur les pouvoirs fédéraux en matière d’immigration et sur les réactions publiques face aux violences policières liées à ICE, tel que rapporté par les deux articles.