Capgemini a annoncé qu’elle envisageait jusqu’à 2 400 suppressions de postes en France, principalement via des reclassements internes et des départs volontaires, dans un contexte de ralentissement économique et d’accélération des mutations technologiques, notamment l’intelligence artificielle. Le groupe précise que les reclassements seront orientés vers des métiers liés à l’IA et au cloud, et qu’un dispositif de rupture conventionnelle collective sera proposé à ceux qui souhaitent partir. Les projets seront soumis à la négociation avec les organisations syndicales et à un accord collectif.

Capgemini envisage jusqu’à 2 400 suppressions de postes en France
Le groupe précise que le projet vise à s’adapter à une économie marquée par une croissance modérée et des défis majeurs pour certaines industries, et qu’il doit se transformer pour répondre aux challenges et opportunités créés par l’accélération des mutations technologiques, notamment l’intelligence artificielle. « Dans un environnement économique marqué par une croissance modérée et des défis majeurs pour certaines industries », le groupe « Capgemini en France doit se transformer pour répondre aux challenges et opportunités créés par l’accélération des mutations technologiques, notamment l’intelligence artificielle » a ajouté l’entreprise. Le dispositif proposé, sur la base du volontariat, prévoit une reconversion interne « vers des métiers d’avenir » au sein du groupe, et une rupture conventionnelle collective pour ceux qui préfèrent partir.
Le projet pourrait entraîner « jusqu’à 2 400 suppressions de postes au sein de filières fortement impactées par l’évolution de la demande client et les mutations technologiques », soit près de 7 % des 35 000 postes de Capgemini en France, selon le groupe. Reste à voir comment la répartition se fera entre les métiers et les régions, et quelles adaptations seront nécessaires pour les salariés concernés, dans le cadre des négociations prévues avec les syndicats.
Négociations et mesures d’accompagnement
Ce projet fera l’objet d’une négociation avec les organisations syndicales afin de définir, par accord collectif, les modalités et mesures d’accompagnement, a ajouté l’entreprise. « On n’a aucune visibilité sur la répartition de ce volume de postes à supprimer dans les différents secteurs métiers de l’entreprise, ni sur leur répartition géographique », a déploré Yacine Baghou, cosecrétaire général de la CGT Capgemini.
Si l’entreprise a enregistré une progression de son chiffre d’affaires de 2,9 % au troisième trimestre et revu en hausse son objectif annuel de croissance, son activité marque le pas en France et dans le reste de l’Europe. Ce ralentissement est notamment lié à la « faiblesse persistante du secteur de l’industrie », y compris automobile, avait indiqué le groupe en octobre. Au 30 septembre, Capgemini comptait près de 355 000 salariés dans le monde.