Plusieurs médias décrivent une nouvelle étape dans l’affaire Grégory: une contre-expertise stylométrique a été ordonnée à Dijon pour vérifier si Jacqueline Jacob, grand-tante du garçon noyé en 1984, est bien l’auteure du fameux corbeau et des courriers adressés à la famille Villemin. L’instruction, qui dure depuis des décennies, a déjà incriminé Mme Jacob à plusieurs reprises, mais les poursuites ont été annulées puis relancées. Le parquet général à Dijon a confirmé l’initiative décrite par l’Est Républicain et relayée par l’AFP; selon ces sources, le dossier s’appuie sur des analyses graphiques et stylistiques anciennes et récentes. « Le résultat n’interviendra sans doute que dans plusieurs mois », a précisé le procureur général Philippe Astruc.
Contre-expertise stylométrique ordonnée pour vérifier l’auteur des lettres
Cette contre-expertise a été « confiée à deux sachants français désignés comme experts », selon le procureur général à Dijon, et vise à établir si Jacqueline Jacob est bien l’auteur des trois courriers anonymes de 1983 et de la lettre du 16 octobre 1984 revendiquant le crime. L’initiative est intervenue en décembre 2025, dans le cadre d’un dossier décrit comme chaotique par les autorités. La stylométrie a déjà été mobilisée à plusieurs reprises dans le passé — des analyses graphologiques en 2017, puis des évaluations stylométriques en 2021 et 2023 — et les résultats n’échappent pas à une controverse persistante. « Je vous ferez votre peau » (sic) figure parmi les extraits cités, et la part des lettres conservées alimente le débat judiciaire. Les avocats de Mme Jacob, tout comme la défense des époux Villemin, n’ont pas répondu aux sollicitations de l’AFP.

Selon les rapports consultés, l’arrêt du 18 juin 2025 ordonnant l’interrogatoire démontre que l’instruction s’appuie sur plusieurs expertises: graphologiques en 2017, puis stylométriques en 2021 et 2023. La stylométrie attribue à Jacqueline Jacob trois courriers anonymes de 1983, dont celui du 4 mars qui menace directement les Villemin. « cinq » corbeaux ont menacé les Villemin mais soutient de plus « très fortement l’hypothèse » que c’est Mme Jacob qui a écrit la lettre du 16 octobre 1984 revendiquant le crime. « J’espère que tu mourras de chagrin le chef (…) Voilà ma vengeance. Pauvre con », disait le courrier. Les avocats de Mme Jacob, tout comme la défense des époux Villemin, n’ont pas répondu aux sollicitations de l’AFP.

La procédure demeure sous supervision du parquet et de la justice française; l’affaire demeure “tentaculaire” et n’a pas de conclusion imminente. L’arrêt du 18 juin 2025 ordonnant l’interrogatoire rappelle que l’enquête est encore largement conduite sur des bases historiques et des analyses techniques, et les avocats de la défense répètent les inquiétudes sur la solidité des éléments. L’objectif reste de clarifier si la grand-tante a réellement écrit les courriers qui ont marqué l’affaire et d’éclairer ce qui demeure, après plus de quatre décennies, un processus judiciaire complexe et conflictuel.