À Crans-Montana, en Suisse, l’enquête sur l’incendie du bar Le Constellation avance sur le plan judiciaire. Le ministère public valaisan exige une caution substantielle pour autoriser la libération des gérants Jacques et Jessica Moretti et impose des mesures restrictives, notamment la saisie des documents d’identité et le port éventuel d’un bracelet électronique. L’incendie, survenu lors de la nuit du Nouvel An, a fait 40 morts et 116 blessés, selon les bilans rapportés par les médias. Le tribunal des mesures de contrainte doit statuer prochainement sur ces réquisitions.

Crans-Montana: cadre judiciaire et conditions de libération
Selon RTS et 24 Heures, la caution s’élève à 200 000 francs suisses à chacun des gérants, Jacques et Jessica Moretti, soit 400 000 CHF pour le couple. En plus du versement, le ministère public réclame la remise des documents d’identité, le port d’un bracelet électronique et un suivi par des pointages au commissariat tous les trois jours. Jacques Moretti, placé en détention provisoire, est poursuivi pour les chefs d’homicide et d’incendie par négligence, et des mesures de substitution ont été évoquées pour sa femme. Le juge a motivé le placement en détention par « l’existence d’un risque de fuite ». Des réquisitions similaires ont été présentées à Jessica Moretti et la décision du Tribunal des mesures de contrainte est attendue.
Autopsies et famille: des enjeux sensibles
Les autopsies ne sont pas encore réalisées pour toutes les victimes. Selon Me Jean-Luc Addor, avocat des familles, certaines autopsies avaient été demandées afin de déterminer les causes précises des décès, et il existe un risque d’exhumation pour des corps déjà inhumés. « Certains ont été carbonisés, d’autres ont été asphyxiés par des vapeurs toxiques », a indiqué Me Addor.
L’ambassadeur d’Italie à Berne a également précisé qu’aucune des six victimes italiennes n’avaient été autopsiées en Suisse, selon les informations relayées par les médias suisses.
Contexte et investigations: ce que disent les sources
L’enquête a confirmé que l’incendie aurait été provoqué par des étincelles de bougies fontaines qui ont embrasé la mousse acoustique posée au plafond du sous-sol, et elle examine également la sécurité des sorties et la présence d’extincteurs. Des autorités et des avocats insistent sur la complexité du dossier et les difficultés liées à la collecte des éléments techniques et juridiques.