Près de deux semaines après l’incendie qui a ravagé le bar Le Constellation à Crans-Montana et fait 40 morts et 116 blessés, le Tribunal des mesures de contrainte (TMC) a annoncé des mesures de substitution à la détention provisoire pour Jessica Moretti, copropriétaire de l’établissement, en raison d’un risque de fuite. Selon le TMC, « il s’agit des mesures classiques consistant en l’interdiction de quitter le territoire helvétique, l’obligation de déposer tous ses documents d’identité et de séjour auprès du ministère public, l’obligation de se présenter quotidiennement auprès d’un poste de police et l’obligation de verser des sûretés adéquates », dont le montant sera fixé ultérieurement. Le mari, Jacques Moretti, a été placé en détention provisoire pour une durée initiale de trois mois, également « en raison de l’existence d’un risque de fuite », selon les autorités. Le même jour, le TMC a précisé que « le ministère public n’ayant pas requis la détention provisoire pour Jessica Moretti, celle-ci ne pouvait pas être ordonnée ». En attendant, la présomption d’innocence prévaut.
À Crans-Montana, le TMC impose des mesures de substitution à la détention provisoire
Les investigations se poursuivent et portent sur l’origine du sinistre, notamment des éléments tels que des étincelles de bougies fontaine et une mousse acoustique posée au plafond du sous-sol, dont la nature est interrogée, ainsi que la présence et l’accès aux extincteurs et la conformité des sorties du bar Le Constellation. La commune de Crans-Montana a reconnu qu’aucune inspection sécurité et incendie du bar n’avait été effectuée depuis 2019, suscitant la consternation des familles des victimes. Au terme de l’instruction ouverte, le ministère public décidera de classer l’affaire ou d’émettre un acte d’accusation en vue d’un éventuel procès. En attendant, la présomption d’innocence prévaut.

Évolution de l’enquête et place des suspects
Le couple est soupçonné de « homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence ». Le duo de Français a été entendu par le ministère public valaisan et l’enquête se poursuit en vue d’un éventuel procès. La commune rappelle qu’aucune inspection sécurité et incendie n’avait été effectuée depuis 2019, alimentant l’inquiétude des familles. En attendant, la présomption d’innocence prévaut.
