Un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été repéré dans les Pyrénées-Orientales. La vache touchée appartenait à un élevage déjà atteint par l’épidémie, mais dans un groupe distinct des autres bovins, qui a été abattu. Ce nouveau foyer rappelle que la lutte contre la DNC se poursuit malgré les mesures en vigueur. Les blocages et les barrages agricoles se poursuivaient à plusieurs endroits, notamment dans le Sud-Ouest, alors que la période de fin d’année ne met pas fin au mouvement.
L’abattage de quatre vaches a été ordonné à Saint-Marsal après la détection vendredi d’un nouveau cas de DNC. La vache concernée appartenait à un élevage déjà touché, mais dans un groupe distinct des autres animaux. La préfecture confirme l’abattage et précise que l’animal avait reçu le vaccin. Elle rappelle que le risque de contracter la maladie peut persister pendant les trois semaines nécessaires au gain d’efficacité du vaccin, avec des symptômes pouvant apparaître ultérieurement.
Depuis l’apparition de la DNC sur le territoire, l’État applique trois règles pour contenir la propagation. Il s’agit d’un abattage systématique dès la détection d’un cas, d’une vaccination et d’une restriction des mouvements des animaux. Ces mesures visent à freiner rapidement la diffusion du virus.
La mobilisation des agriculteurs a connu un léger regain lundi, avec 35 actions mobilisant 1 200 personnes. C’était plus que le week-end mais nettement en dessous des niveaux de la semaine précédente. Dans la nuit, un barrage a été levé à Tarascon-sur-Ariège sur l’axe RN20 entre la France et l’Andorre, après dix jours de mobilisation. Dans les Pyrénées-Atlantiques, les agriculteurs estiment que seul l’arrêt total de l’abattage pourrait les faire quitter leur campement installé sur l’A64, près d’Urt, à 15 kilomètres de Bayonne, après dix jours. Xan Michelema, 20 ans, affirme rester déterminé et prêt à revenir après les fêtes.
À Carbonne, près de Toulouse, une petite foule d’agriculteurs se pressait toujours sur le barrage décoré de sapins aux branches desquelles pendaient des cartouches vides de gaz lacrymogène. Le soutien est indéfectible et il grossit chaque jour, disent les participants. Les agriculteurs envisagent de rester sur le site tant que les actions se poursuivent.
Des blocages subsistaient dans le Sud-Ouest et à Reims. À Cestas, en Gironde, environ trente agriculteurs poursuivaient le blocage sous l’échangeur de l’A63. José Pérez, figure des mouvements de 2024 dans le Lot-et-Garonne voisin, déplore le manque de réponses pour que l’agriculture française puisse prospérer et que les agriculteurs puissent vivre dignement de leur métier.
Malgré les appels du gouvernement à une trêve, de nouvelles actions fleurissent encore. À Reims, une trentaine d’agriculteurs et une vingtaine de tracteurs étaient mobilisés lundi matin sur un barrage filtrant, distribuant du lait aux automobilistes. La poursuite des actions montre une mobilisation soutenue malgré les fêtes.
Lundi, une cellule de dialogue réunissant des scientifiques et des représentants agricoles d’Occitanie a tenu à Toulouse une deuxième réunion pour faire évoluer le protocole de gestion de la crise. Selon ses participants, les ajustements ne pourront intervenir que plus tard, probablement en janvier, et l’urgence sur le terrain exige des réponses plus rapides. Le cadre affirme qu’un changement se fera sur la base de données et d’évaluations en continu.