Deux militants britanniques ont été arrêtés près de Calais lors d’une opération anti-migrants, selon la préfecture du Pas-de-Calais et le parquet. Diffuseurs en direct, ils seraient âgés d’environ 35 et 50 ans selon les autorités, mais d’autres informations publiques évoquent 53 ans dans certains éléments. Les deux individus ont été placés en garde à vue pour provocation à la haine et participation à un groupement en vue de la préparation de violences, sur la base de propos tenus sur les réseaux sociaux le jour même.

Arrêts près de Calais et motifs évoqués
Dimanche soir, vers 21 h 30, les deux hommes ont été interpellés près de Calais après avoir diffusé des vidéos en direct. Ils diffusaient du contenu susceptible d’inciter à la haine et ont été placés en garde à vue pour provocation à la haine et participation à un groupement en vue de la préparation de violences, sur la base de propos tenus sur les réseaux sociaux le jour même. Selon la préfecture, il s’agit des premières gardes à vue de militants d’extrême droite britanniques dans ce cadre en France.
Dans l’une des vidéos diffusées dimanche, l’un des hommes peut s’adresser à des éventuels renforts et à d’autres britanniques, alors que les autorités évoquent une action coordonnée autour d’un appel d’extrême droite.

Contexte et cadre juridique autour de l’affaire
Ce week-end et au cours des jours qui ont précédé les arrestations, les autorités avaient interdit un rassemblement anti-migrants baptisé « Overlord » et reconduit l’interdiction de rassemblements dans plusieurs arrondissements du Nord et du Pas-de-Calais du 26 au 28 janvier, afin d’empêcher les départs de migrants vers le Royaume‑Uni. Daniel Thomas, un militant britannique lié à ces actions, avait appelé à des rassemblements le long du littoral et à Douvres; des vidéos diffusées en direct montrent les deux suspects lors d’un passage sur une plage près de Calais.
Dans ce cadre, les responsables expliquent que l’opération « Overlord » vise à « se substituer aux autorités de polices françaises afin d’empêcher » les départs de migrants, selon l’arrêté. Le public est également informé que, selon les autorités françaises, Daniel Thomas ne serait pas interpellé à ce stade, et que les enquêtes restent en cours sur des actes pouvant être qualifiés de violences ou d’incitation à la haine.
« Si je vois un canot, je cours et je le transperce de toutes mes forces »
Ces propos ont été entendus dans l’une des vidéos diffusées en direct, selon les autorités.
Des informations complémentaires indiquent que plusieurs comptes ont publié des messages appelant à poursuivre l’opération, et que les préfectures ont reconduit l’interdiction dans les zones concernées jusqu’à 8 h du matin, mercredi.