Les centrales éoliennes et solaires ont, pour la première fois, produit plus d’électricité dans l’Union européenne en 2025 que les énergies fossiles, selon Ember. Le rapport indique que « ce moment historique montre à quelle vitesse l’UE évolue vers un système énergétique reposant sur l’éolien et le solaire », s’est félicité Beatrice Petrovich, auteure du rapport. « Alors que la dépendance aux énergies fossiles alimente l’instabilité dans le monde, les enjeux de la transition vers les énergies propres sont plus évidents que jamais », a-t-elle ajouté.
En 2025, l’électricité verte devance les fossiles dans l’UE
Cette première est portée principalement par l’énergie solaire, dont la production a augmenté de plus de 20 % pour la quatrième année consécutive, indique Ember. Elle représentait en 2025 13 % de l’électricité produite dans l’UE, un record, devant l’électricité issue des centrales à charbon et hydroélectriques.

L’éolien a, quant à lui, représenté 16,9 % de l’électricité produite l’an dernier, en léger recul en raison d’une météo moins venteuse en début d’année, tandis que l’hydraulique a reculé davantage du fait de précipitations moindres qu’en 2024 (11,7 %).
La production d’électricité issue du charbon atteint un nouveau plancher (9,2 %) en 2025 après des années de forte baisse. Dans 19 pays de l’UE, la part du charbon dans la production d’électricité est inférieure à 5 %.

Ember relève en revanche que l’UE reste fortement dépendante au gaz (16,7 %). « L’augmentation de la production d’électricité à partir de gaz, conjuguée à la baisse de la production hydroélectrique en 2025, a fait grimper de 16 % la facture des importations de gaz fossile de l’UE et a entraîné des flambées des prix sur les marchés de l’électricité », indique-t-il.
Or, ajoute Ember, les enjeux sont majeurs pour l’UE en raison du « risque de chantage énergétique de la part des exportateurs d’énergies fossiles ». Une allusion transparente à la dépendance de l’Europe au gaz russe ou aux injonctions américaines de s’approvisionner en pétrole et gaz auprès des États-Unis. « Investir dans les énergies renouvelables produites localement constitue une stratégie essentielle pour atténuer ce risque, dans un contexte géopolitique toujours plus instable », recommande-t-il.
Dans 19 pays de l’UE, la part du charbon dans la production d’électricité est inférieure à 5 %. Ember précise que le charbon demeure à un niveau plancher alors que le gaz continue d’alimenter les prix et les importations, un point clé pour les politiques énergétiques futures.