Le maire de Fréjus, David Rachline, a été relaxé mardi 27 janvier 2026 par le tribunal correctionnel de Draguignan dans l’affaire de prise illégale d’intérêts. Jugé en septembre, il était accusé d’avoir influé sur des délibérations en vue de diriger deux sociétés d’économie mixte, Fréjus Aménagement et Gestion du port de Fréjus, ce qui lui aurait rapporté environ 1 000 euros par mois en plus de ses indemnités de maire. À l’issue du verdict, l’élu a annoncé sa candidature à la mairie de Fréjus pour les municipales, précisant qu’il ne bénéficierait pas de l’investiture du Rassemblement national pour ce troisième mandat. Cette relaxe intervient alors que le contexte politique autour du RN à Fréjus demeure complexe, et qu’un nouveau procès sur des accusations de favoritisme est prévu en septembre 2026.
David Rachline relaxé et candidature à Fréjus
Le verdict a été prononcé et l’élu est ressorti sans condamnation, selon les comptes rendus d’audience. Il était poursuivi pour les conditions de nomination à la tête de deux sociétés d’économie mixte, qui lui auraient permis de toucher environ 1 000 euros par mois en moyenne, en plus de ses indemnités de maire. À l’issue du jugement, il a déclaré: « Je me bats depuis plusieurs mois pour défendre mon honnêteté, ma probité. Aujourd’hui, elle est clairement avérée. Et j’en suis très heureux. C’est dans ce cadre, d’ailleurs, que je me lance dans cette campagne électorale, de la manière la plus sereine qu’il soit. » À la presse en sortant de la salle d’audience, il a aussi ajouté: « Tout est public, il n’y a rien de caché », assurant avoir toujours agi « uniquement dans l’intérêt de Fréjus ».

Nouveau procès et calendrier politique
Cette relaxe s’inscrit dans un contexte où le RN a annoncé ne pas investir Rachline pour un troisième mandat et où l’élu a démissionné en décembre 2025 de sa vice‑présidence du parti, selon Le Monde. Ce même mois, l’élu annonçait se présenter pour Fréjus sans étiquette. En outre, Le Monde a révélé que l’investiture du parti pour les municipales ne lui était pas accordée, un élément qui alimentait les discussions autour de sa candidature. Ancien vice‑président du Rassemblement national, il avait été propulsé en 2022 deuxième vice‑président du parti et avait dirigé le Front national de la jeunesse ainsi que la campagne de Marine Le Pen pour 2017. En septembre 2026, il sera à nouveau jugé pour des accusations de favoritisme liées à des marchés publics. David Rachline et une poignée de collaborateurs, anciens ou actuels, sont convoqués le 22 septembre devant ce même tribunal correctionnel.
