En ce début de janvier, les galettes des rois s’imposent dans les boulangeries et les supermarchés, avec des versions sans gluten destinées à ceux qui évitent le gluten. Dans certaines enseignes, on lit même que l’achat de ces galettes sans gluten peut être remboursé par la Sécurité sociale, une information qui divise. D’après Franceinfo et l’Assurance maladie, environ 150 000 Français bénéficient du dispositif et son coût peut atteindre près de 6 millions d’euros par mois si tout le monde y a recours. L’achat remboursable nécessite souvent l’usage de l’application Ameli pour le suivi et la détection des achats éligibles.

Remboursement et conditions: qui peut en bénéficier et jusqu’à quel plafond
La Sécurité sociale rembourse environ 60% des aliments diététiques sans gluten, mais uniquement si la maladie cœliaque est confirmée par biopsie digestive. L’aide est plafonnée à 45,73 € par mois pour un adulte et à 33,54 € pour un enfant de moins de 10 ans. Les patients peuvent utiliser l’application Ameli pour scanner leurs achats et obtenir le remboursement; environ 150 000 Français bénéficient du dispositif, et le coût potentiel peut atteindre près de 6 millions d’euros par mois.
L’intolérance au gluten est définie par l’Assurance maladie comme une « maladie chronique intestinale auto-immune secondaire à l’ingestion de gluten survenant chez des personnes génétiquement prédisposées », et elle nécessite une confirmation médicale.
« En France, la Sécurité sociale rembourse des galettes des rois industrielles sans gluten… N’importe quoi » a déclaré Laurent Wauquiez, député LR de Haute-Loire, illustrant les débats autour de cette mesure. Pour certains, cet accès facilite l’achat de produits adaptés; pour d’autres, l’argent public pourrait financer d’autres traitements ou prestations.
Contexte et réactions autour de la mesure
Le dispositif survient dans un contexte où les vendeurs proposent fréquemment des versions sans gluten pendant la période des galettes des rois, et où les autorités expliquent les conditions d’éligibilité et les plafonds. Le coût et l’impact budgétaire restent discutés, mais les sources publiques rappellent que le remboursement dépend de critères médicaux et de l’agrément via les plateformes officielles.