La catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza s’aggrave nettement, alors que les restrictions sur l’entrée de l’aide se poursuivent, intensifiant la crise humanitaire Gaza et approfondissant l’effondrement des services essentiels. Des centaines de milliers de personnes vivent aujourd’hui sous des tentes délabrées ou dans des bâtiments détruits, sans électricité, sans eau courante et sans systèmes d’assainissement fonctionnels.
Baisse drastique des livraisons d’aide
Les approvisionnements humanitaires vers le territoire ont chuté de façon spectaculaire depuis le début du conflit. En effet, les arrivées de camions ont reculé d’environ 80 % par rapport à la période antérieure à la guerre.
Pour donner un ordre de grandeur, seulement 590 camions ont pénétré le secteur lors de la première semaine du conflit, contre une moyenne hebdomadaire d’environ 4 200 camions auparavant. Cette réduction massive de l’aide logistique pèse directement sur la population.
Conséquences sur l’alimentation et la santé
En conséquence, les prix des denrées alimentaires augmentent fortement, tandis que les hôpitaux font face à des pénuries alarmantes de médicaments et de matériel médical. Le système de santé, déjà fragilisé, est en train de s’effondrer.
De plus, les conditions climatiques — froid et pluies — aggravent la situation des déplacés, rendant la vie dans les camps improvisés encore plus précaire et augmentant les risques sanitaires.
Évacuations médicales entravées
Des milliers de malades, enfants et adultes confondus, nécessitent une évacuation médicale urgente vers des établissements mieux équipés. Toutefois, depuis le 28 février, les autorisations de sortie vers les hôpitaux de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie restent bloquées.
Ces centres médicaux seraient en mesure de sauver de nombreux patients, alors que l’infrastructure hospitalière locale a été largement détruite ou paralysée.
Violence persistante et pertes civiles
Parallèlement aux difficultés humanitaires, l’armée israélienne poursuit des frappes quasi quotidiennes à l’intérieur de la bande de Gaza, ciblant des combattants ou des personnes soupçonnées de l’être, selon ses déclarations.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 11 octobre, les tirs israéliens ont fait des victimes civiles importantes : 667 morts et 1 814 blessés ont été recensés dans le secteur en lien avec ces tirs.
Appels au déblocage et à la reconstruction
Dans son éditorial, la presse israélienne souligne que la poursuite de cette catastrophe ne profite ni moralement ni politiquement à Israël. Le pays voit son nom associé à des termes lourds, tels que « génocide » et « crimes contre l’humanité », tandis que des signaux de condamnation se multiplient, y compris des mandats d’arrêt et des mouvements de boycott dans les milieux académiques et économiques.
Les auteurs appellent à la levée immédiate des restrictions à l’entrée de l’aide humanitaire, à la cessation des entraves au travail des organisations internationales et à un plan d’urgence pour reconstruire les infrastructures de base.
Enfin, ils réclament l’ouverture d’un processus de négociation impliquant l’Autorité palestinienne et les pays arabes afin d’assurer une reconstruction réelle et durable du territoire.