Un incident diplomatique éclate à Minneapolis après qu’un agent de la police américaine de l’immigration, l’ICE, aurait tenté d’entrer au consulat de l’Équateur. Le ministère équatorien des Affaires étrangères a dénoncé mardi cette tentative et a demandé à ce que « des actes de cette nature ne se reproduisent dans aucun des bureaux consulaires de l’Équateur aux États-Unis ». Des fonctionnaires du consulat « ont empêché l’entrée de l’officier » de l’ICE mardi matin pour protéger « les Équatoriens qui se trouvaient alors dans le siège consulaire », a indiqué le ministère. Par ailleurs, Donald Trump a évoqué une « petite désescalade » à Minneapolis après l’arrivée de Tom Homan, envoyé pour désamorcer les tensions. La situation s’inscrit dans un contexte de violence liée au narcotrafic, de chômage et du coût de la vie élevé qui pousse certains Équatoriens à migrer: en 2025, plus de 9 500 d’entre eux ont été expulsés des États-Unis.

Incursion de l’ICE à Minneapolis et incident diplomatique
Selon le récit officiel, en fin de matinée, un officier de l’ICE a cherché à pénétrer dans les locaux consulaires avant d’en être empêché par le personnel sur place, soucieux de protéger les ressortissants présents dans le bâtiment. Le gouvernement équatorien a adressé à l’ambassade des États-Unis à Quito une note de protestation et a réclamé que « des actes de cette nature ne se reproduisent dans aucun des bureaux consulaires de l’Équateur aux États-Unis ».
La semaine dernière, la diffusion d’une photo montrant un enfant équatorien de cinq ans escorté par un agent de l’ICE a provoqué une onde de choc internationale. Un juge américain a depuis suspendu son expulsion « jusqu’à nouvel ordre », le temps de clarifier les circonstances de son arrestation, sur lesquelles autorités locales et fédérales livrent des versions opposées.
Trump a déclaré vouloir une approche plus mesurée et a évoqué une « petite désescalade » à Minneapolis après l’arrivée de son conseiller sur place pour désamorcer les tensions liées à l’opération anti-immigration.
Versions et réactions
Deux versions s’opposent concernant la prise en charge de l’enfant vu dans les images. Selon une représentante du réseau scolaire que l’enfant fréquentait, il a été utilisé comme « appât », forcé de frapper à la porte de son domicile pour faire sortir les personnes qui s’y trouvaient. Les autorités fédérales affirment au contraire qu’il a été récupéré devant chez lui après que son père a pris la fuite.
La montée de la violence liée au narcotrafic, le chômage et le coût de la vie élevé comptent parmi les raisons qui poussent les Équatoriens à migrer. En 2025, plus de 9 500 d’entre eux ont été expulsés des États-Unis.
Contexte et chiffres migratoires
Le contexte migratoire lié au narcotrafic, au chômage et au coût de la vie élevé alimente les départs, selon les données officielles. En 2025, plus de 9 500 Équatoriens ont été expulsés des États-Unis; le chiffre le plus élevé des expulsions des cinq dernières années remonte à 2023 avec environ 18 400 migrants renvoyés en Équateur, selon les chiffres du ministère des Affaires étrangères.