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    Kim Jong Un prêt à dialoguer avec les États-Unis en gardant ses armes

    Corée du Nord; États-Unis

    La Corée du Nord a déclaré qu’elle était prête à reprendre le dialogue avec les États-Unis à condition que Washington renonce à exiger le démantèlement total de son programme nucléaire, selon KCNA, l’agence officielle nord‑coréenne. Kim Jong Un s’est exprimé devant le Parlement et a réaffirmé que le dialogue restait possible tant que les conditions n’étaient pas imposées de manière irréaliste, tout en rappelant que le Nord conserverait ses capacités nucléaires si nécessaire. Ces déclarations interviennent à l’approche de discussions potentielles et dans un contexte régional complexe où Séoul, Washington et Moscou redéfinissent leurs positions.

    Kim Jong Un propose le dialogue tout en conservant l’arsenal nucléaire

    « Si les États-Unis abandonnent leur obsession délirante pour la dénucléarisation et, en reconnaissant la réalité, souhaitent véritablement coexister pacifiquement avec nous, alors il n’y a aucune raison pour que nous ne puissions pas nous asseoir en face d’eux », a déclaré M. Kim, selon l’agence de presse d’État KCNA.

    « Je garde personnellement de bons souvenirs de l’actuel président américain, Donald Trump », a-t-il ajouté dans un discours prononcé durant le week-end devant le Parlement nord‑coréen.

    Kim Jong Un a estimé, selon KCNA, que les sanctions contre son pays n’avaient pas fonctionné. Au contraire, elles ont aidé la Corée du Nord à « devenir plus forte, à développer une endurance et une résistance qui ne peuvent être brisées par aucune pression », s’est-il félicité.

    « Le monde sait déjà très bien ce que font les États-Unis après avoir contraint un pays à renoncer à ses armes nucléaires et à se désarmer », a déclaré Kim Jong Un devant le Parlement, dans une apparente référence au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, tué en 2011 pendant une intervention de l’Otan contre son pays.

    « S’il s’est montré ouvert à une reprise du dialogue avec les États-Unis, M. Kim a en revanche dit n’avoir « aucune raison de s’asseoir à la table des négociations avec la Corée du Sud », alors même que le nouveau président sud-coréen, Lee Jae Myung, cherche à apaiser les tensions avec le Nord. »

    Kim Jong Un lors d’un défilé militaire
    KCNA a relayé les déclarations de Kim Jong Un devant le Parlement nord‑coréen.

    Contexte régional et réactions

    Donald Trump, qui a eu une rare série de rencontres avec Kim Jong Un lors de son premier mandat, s’est montré disposé depuis son retour au pouvoir en janvier à reprendre contact avec le dirigeant nord‑coréen, qu’il a qualifié de « type intelligent ».

    Les deux hommes se sont rencontrés la première fois lors d’un sommet historique en juin 2018 à Singapour, la seconde à Hanoï au Vietnam en février 2019 et la dernière fois sur la frontière entre les deux Corées en juin 2019. Mais jamais les États-Unis n’ont réussi à arracher à Pyongyang la moindre concession quant à un abandon de ses armes nucléaires.

    « S’il s’est montré ouvert à une reprise du dialogue avec les États-Unis, M. Kim a en revanche dit n’avoir « aucune raison de s’asseoir à la table des négociations avec la Corée du Sud », alors même que le nouveau président sud-coréen, Lee Jae Myung, cherche à apaiser les tensions avec le Nord. »

    « Le moment choisi pour ces déclarations… semble calculé », a estimé Lim Eul-chul, de l’université sud‑coréenne de Kyungnam. « Elles laissent entrevoir la possibilité d’un sommet surprise, tout en jouant sur le désir bien connu de Trump de remporter le prix Nobel. »

    Endurance et résistance. Kim Jong Un a estimé, selon KCNA, que les sanctions contre son pays n’avaient pas fonctionné. Au contraire, elles ont aidé la Corée du Nord à « devenir plus forte, à développer une endurance et une résistance qui ne peuvent être brisées par aucune pression », s’est-il félicité.

    Dans le même temps, Pyongyang s’est rapproché de Moscou, envoyant des milliers de soldats combattre sur le front ukrainien et signant un pacte de défense mutuelle l’an dernier. La Corée du Sud craint que ce rapprochement n’aboutisse au transfert de Moscou vers Pyongyang de technologies militaires sensibles, et les tensions Nord‑Sud se sont fortement dégradées sous l’ancien président sud‑coréen Yoon Suk Yeol (2022‑2024).

    Le Nord a depuis officiellement renoncé à tout projet de réunification, et a même dynamité d’anciennes routes et voies ferrées intercoréennes construites lors de périodes de détente au cours des décennies précédentes.

    « Nous affirmons clairement que nous ne traiterons avec eux sous aucune forme », a déclaré Kim Jong Un.

    Défilé militaire nord‑coréen lors d’une cérémonie

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