Laurence Ferrari a pris position sur le maintien de Jean-Marc Morandini sur CNews, exprimant son engagement envers les victimes et sa volonté de préserver un cadre de travail serein sur la chaîne. Sa prise de parole s’inscrit dans une série de réactions internes, après celles de Sonia Mabrouk et le soutien exprimé par Pascal Praud, et révèle les équilibres délicats entre loyauté professionnelle et ligne éditoriale dans un média en pleine période électorale.
Laurence Ferrari s’exprime sur le maintien de Morandini sur CNews
À Paris, Laurence Ferrari, engagée dans la défense des plus vulnérables et dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, a déclaré: « Étant personnellement engagéée depuis longtemps dans la défense des plus vulnérables et dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, il me paraissait important d’apporter ma voix aujourd’hui pour leur dire que je suis à leurs côtés ». Puis, « Pour autant, je n’ai pas de malaise », nuance-t-elle. « Ma loyauté professionnelle envers cette chaîne reste totale ». Ferrari reconnaît que son intervention est une réponse à d’éventuelles interpellations à l’antenne: « Il faut dire que cette condamnation a eu lieu, que ce n’est pas une condamnation à ne plus travailler ».

Réactions chez CNews: Mabrouk et Praud prennent position
Sonia Mabrouk a été la première figure de CNews à prendre ses distances avec le maintien de Morandini. Elle a déclaré: « C’est une décision qui ne m’appartient pas. » Elle a ajouté: « Votre question est légitime, j’avoue que je n’en dors pas depuis plusieurs jours », tout en exprimant son respect pour (sa) direction. Samedi, Pascal Praud a soutenu celle qui s’est exprimée, écrivant sur X: « Elle a trouvé les mots justes. J’aurais pu prononcer quasiment les mêmes paroles ». Ferrari a aussi évoqué le calendrier politique: « Nous allons rentrer dans une phase électorale où il faut que nous n’ayons pas à répondre en permanence à des interpellations sur le sujet »; puis: « Il faut dire que cette condamnation a eu lieu, que ce n’est pas une condamnation à ne plus travailler », conclut-elle.

Dans l’ensemble, ces prises de parole éclairent les tensions internes autour du dossier Morandini et la manière dont CNews aborde une question sensible à l’heure où la chaîne se prépare à une période électorale.