Ce mardi, le Rassemblement National (RN) a décidé d’ouvrir « une réflexion interne » sur l’instauration d’une « règle d’or » budgétaire. Cette initiative vise à garantir le respect des 3 % de déficit public tout en préservant les dépenses d’investissement, comme l’a annoncé le député Jean-Philippe Tanguy lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.
Réflexion stratégique au sein du RN
Jean-Philippe Tanguy a souligné que le RN « ouvre sérieusement une réflexion en interne pour étudier la possibilité de mettre enfin dans notre droit le respect d’une règle d’or ». Cette règle d’or « concernerait l’équilibre des dépenses de fonctionnement », tout en préservant les investissements considérés comme « des dépenses saines ».
Évolution de la position du RN
L’élu de la Somme, impliqué dans les débats budgétaires pour son groupe, a reconnu que le RN avait « quelque peu évolué dans (sa) réflexion sur la règle d’or ». Historiquement, la famille souverainiste et nationale était réticente à l’idée de limiter la liberté du Parlement. Cependant, après 50 ans de déficit structurel, Tanguy considère cette règle comme « un outil particulièrement efficace » pour débattre de l’avenir économique du pays.
Motivations derrière la mise en place de la règle d’or
Concernant l’instauration de cette règle, Jean-Philippe Tanguy a précisé que celle-ci ne serait pas destinée à « faire plaisir à Bruxelles », mais plutôt à répondre aux attentes des marchés financiers. « La France a engagé sa parole publique et malheureusement nous sommes contraints, c’est une réalité compte tenu du niveau de l’endettement », a-t-il ajouté.
Décisions à venir au sein du RN
La décision finale concernant cette règle d’or sera prise par Marine Le Pen et Jordan Bardella, qui « arbitreront pour les prochaines élections quel sera notre choix final », y compris le niveau de déficit permis par cette règle. Jean-Philippe Tanguy a confirmé que le respect des 3 % de déficit devra être un objectif.
Sur la question d’un référendum
Interrogé sur la possibilité d’organiser un référendum sur ce sujet, évoquée récemment par Édouard Philippe et l’entourage de François Bayrou, Tanguy a déclaré que son parti ne ferait « pas de politique politicienne sur un sujet aussi important ». Le RN se prononcera « sur le fond, pas juste pour s’opposer à ce que propose Emmanuel Macron », seul capable de convoquer une telle consultation.