Un rapport du ministère de la Sécurité intérieure remis au Congrès et publié mardi 27 janvier détaille l’intervention contre Alex Pretti à Minneapolis et confirme que le manifestant n’avait pas brandi d’arme lors de l’interpellation. Selon le document, Pretti a résisté aux efforts du personnel de la CBP [la police aux frontières américaine] et une lutte s’est ensuivie, évoquant deux armes de service utilisées par les policiers. Une analyse du New York Times, basée sur plusieurs vidéos de la scène, indique que dix coups de feu ont été tirés, dont six lorsque Pretti était allongé et immobile au sol.

À Minneapolis, le rapport précise les faits et les contradictions
Selon le document, vers 9 heures, un agent a tenté d’interpeller Pretti et une femme munis de sifflets; l’usage d’un spray au poivre a été effectué; le rapport décrit une lutte et précise que Pretti était désarmé au moment des tirs. Le document évoque aussi l’existence de deux armes de service utilisées par les policiers et indique qu’un policier aurait crié : ‘Il a un flingue !’ peu avant que les tirs ne se produisent; l’analyse des vidéos du New York Times est citée comme méthode d’éclairage des faits.
Enfin, l’analyse du Times, fondée sur les images, relate que dix tirs ont été effectués par les forces de l’ordre et que six ont touché Pretti alors qu’il était au sol.
Réactions et analyses basées sur les vidéos
Le rapport contredit la déclaration précédente de Kristi Noem, qui avait affirmé que Pretti voulait faire le plus de dégâts possible. Les vidéos et les échanges décrits alimentent le débat sur l’usage de la force et sur la transparence des procédures dans les enquêtes sur les morts liées à la sécurité intérieure.
Les autorités indiquent que ces données feront l’objet d’analyses et de suivis parlementaires, et rappellent la nécessité d’examiner toutes les images disponibles pour préciser les circonstances.