More

    Échec des négociations mondiales sur le plastique, une lueur d’espoir en vue

    France, États-Unis, Chine, Brésil, Suisse

    Les négociations internationales visant à conclure un traité contraignant contre la pollution plastique ont échoué après dix jours de pourparlers à Genève, malgré la mobilisation d’une « alliance des pays ambitieux » qui rassemble désormais plus de 100 pays ; quelques signes d’assouplissement ont été observés chez le Brésil et la Chine, tandis que des puissances pétrogazières, dont les États‑Unis, ont freiné le processus.

    À Genève, échec des négociations sur la pollution plastique

    Réunis en assemblée plénière vendredi matin à Genève, les 184 États impliqués dans le processus ont constaté leur incapacité à s’entendre sur un texte juridiquement contraignant destiné à « mettre fin » à une pollution qui, selon le communiqué, empoisonne les écosystèmes, menace la biodiversité et contribue au réchauffement climatique. Dix jours d’intenses négociations n’ont pas suffi à déboucher sur un accord.

    Les délégations étaient parties d’une résolution adoptée en mars 2022 à l’Assemblée des Nations unies pour l’Environnement, la première du genre, qui engageait la communauté internationale à négocier un instrument juridique pour lutter contre les déchets plastiques à l’échelle mondiale. Cinq cycles de négociations se sont tenus depuis lors, sans aboutir à un texte final.

    Le caractère juridique du projet de traité était l’un des principaux points de friction : certains États exigeaient des garanties et des modalités précises pour les obligations, tandis que d’autres jugeaient les propositions insuffisantes ou mal calibrées par rapport à leurs intérêts nationaux.

    Acteurs, positions et lignes de fracture

    Au sein des négociations, une « alliance des pays ambitieux » a rassemblé plus de 100 États souhaitant un engagement fort et contraignant. Cette coalition a cherché à porter un texte exigeant des obligations claires pour réduire à la source les déchets plastiques, améliorer la gestion des déchets et limiter la production de certains plastiques.

    En revanche, des États qualifiés de puissances pétrogazières, dont les États‑Unis, ont freiné la progression du texte. Le dossier a révélé des lignes de fracture entre pays exportateurs d’hydrocarbures et pays poussant à des mesures plus strictes sur la chaîne de production et de consommation.

    Parmi les développements notables, le Brésil et la Chine ont montré des signes d’assouplissement au cours des derniers jours de discussion, ce qui a été perçu comme une lueur d’espoir par plusieurs délégations favorables à un accord. Malgré ces avancées partielles, les désaccords restants ont rendu impossible l’adoption d’un traité contraignant au terme de la session.

    Impacts visés et contenus évoqués

    Le texte en discussion visait explicitement à répondre aux effets multiples de la pollution plastique, cités par les négociateurs :

    • empoisonnement des écosystèmes marins et terrestres ;
    • menace pour la biodiversité ;
    • contribution au réchauffement climatique via les cycles de production et de dégradation des plastiques.

    Les propositions portées par les États les plus ambitieux incluaient des mesures sur la réduction de la production de plastiques, l’amélioration des systèmes de collecte et de recyclage, et la responsabilité élargie des producteurs, mais le contenu précis des obligations n’a pas été finalisé.

    Prolongation du processus et réactions

    Le processus n’est pas pour autant clos : la session a été ajournée et les négociations devraient être reprises à une date et dans un lieu qui restent à déterminer. Les États participants ont pris acte de l’impasse tout en conservant la possibilité de poursuivre le dialogue afin de tenter de converger vers un texte accepté par la majorité.

    « Il faudra tirer les conclusions de l’échec de la méthode choisie par le comité de négociation, » analyse Henri Bourgeois‑Costa, directeur…

    Cette citation, fournie par l’une des personnes présentes, souligne la nécessité d’examiner tant les procédures de négociation que le contenu des propositions pour éviter qu’une nouvelle session n’aboutisse au même résultat.

    Les États et coalitions favorables à un traité contraignant disposent désormais d’un espace pour revoir leur stratégie, clarifier leurs demandes et tenter d’élargir le soutien, tandis que les opposants ou réticents pourront poursuivre leur lobbying pour préserver certaines marges de manœuvre liées à leurs économies pétrogazières.

    source:https://www.lefigaro.fr/sciences/derriere-l-echec-des-negociations-sur-le-plastique-une-lueur-d-espoir-20250815

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici


    Actualités

    L’acteur de Friends, Matthew Perry, décède à 54 ans

    "Matthew Perry, célèbre pour son rôle de Chandler Bing dans Friends, décède à 54 ans. Acteur très apprécié, sa mort suscite l'émotion mondiale."

    Entité sioniste déploie des navires de guerre en Mer Rouge selon un expert militaire

    Entité sioniste déploie des navires de guerre en Mer Rouge pour contrer les Houthis au Yémen, une manœuvre vue comme une démonstration de force envers l'Iran.

    L’affaire des SMS entre Pfizer et la Commission européenne : ce qu’il faut savoir

    En avril 2021, le New York Times a révélé...

    Banque suisse : Credit Suisse en chute libre après la faillite de la SVB

    L'action de Credit Suisse a dévissé de plus de...

    Le Retour de Microsoft avec Bing et Edge : Une Menace pour Google ?

    Depuis moins de trois mois, ChatGPT a déjà créé...

    Interceptions au Koweït, Arabie saoudite et EAU; attaques en Irak

    Défenses aériennes ont intercepté missiles et drones au Koweït, Arabie saoudite et EAU; incidents et frappes signalés en Irak et Bahreïn.

    Guerre en Iran : quel dilemme stratégique pour la Chine ?

    Face à la guerre américano-israélienne contre l'Iran, la Chine privilégie prudence et diplomatie : le conflit teste sa stratégie et ses intérêts.

    Dirigeante du KMT accepte l’invitation de Xi et visitera la Chine

    La cheffe du KMT Cheng Li-wun accepte l'invitation de Xi Jinping pour une visite en Chine (7-12 avril) afin de promouvoir dialogue et paix avec Taïwan.

    Risque d’escalade en Iran : l’issue militaire paraît lointaine

    Un expert militaire juge improbable un règlement rapide en Iran et met en garde contre le risque d'une intervention terrestre et d'une escalade.

    Fermeture d’Al-Aqsa : quel projet d’occupation après un mois ?

    Après un mois de fermeture d'Al-Aqsa par Israël, inquiétudes sur la remise en cause du statut, les restrictions d'accès et les tentatives de contrôle.

    Jérusalem : interdiction historique de la messe des Rameaux

    Israël a empêché le patriarche latin d'entrer au Saint‑Sépulcre pour la messe des Rameaux, provoquant une indignation internationale. Pays: Israël, Palestine.

    Beyrouth: Israël frappe la banlieue sud, 6 soldats blessés

    Israël a frappé la banlieue sud de Beyrouth; six soldats israéliens blessés. Hezbollah affirme avoir riposté par tirs et drones vers Israël.

    Agence européenne de sécurité aérienne alerte sur le trafic aérien

    L'Agence européenne de sécurité aérienne alerte sur risques accrus (drones, missiles) et réorganisation des routes aériennes affectant l'UE, l'Iran et Israël.

    à Lire

    Categories