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Des hommes armés ont enlevé vendredi 215 élèves et 12 enseignants d’une école catholique dans le nord‑ouest du Nigeria, a indiqué l’Association des organisations chrétiennes du pays, soit 227 personnes au total. L’attaque a visé l’internat de l’école Sainte‑Marie dans l’État de Niger et s’inscrit dans une série d’enlèvements ciblant des établissements scolaires, qui a poussé le gouvernement à fermer 47 institutions.
Déroulement de l’attaque
Selon l’Association des organisations chrétiennes, des assaillants ont fait irruption à l’école vendredi et ont emmené les élèves et les membres du personnel. Le président de l’association dans l’État de Niger, le révérend Paulus Dawa Yohana, s’est rendu sur place.
- Le rév. Paulus Dawa Yohana a déclaré que certains élèves avaient réussi à s’enfuir, sans donner de précisions supplémentaires.
- La police et les autorités locales ont confirmé l’enlèvement à l’école Sainte‑Marie, sans avancer de chiffres précis dans un premier temps.
- Les forces de sécurité se sont rendues sur les lieux et ont ratissé les forêts environnantes dans l’espoir de retrouver les otages.
- Le gouvernement de l’État de Niger a indiqué que l’école n’avait pas respecté une consigne de fermeture des internats émise après des signalements de renseignements faisant état d’un risque élevé d’attaque.
Contexte sécuritaire et réactions internationales
Il s’agit du plus vaste enlèvement massif d’élèves depuis mars 2024, quand plus de 200 élèves avaient été enlevés dans le nord de l’État de Kaduna.
La situation sécuritaire du Nigeria est sous haute surveillance depuis les propos du président américain Donald Trump, qui a menacé d’une intervention militaire « rapide » si le pays ne mettait pas en place des mesures fortes pour mettre fin aux exactions visant les chrétiens (https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2015/8/26/%D8%AF%D9%88%D9%86%D8%A7%D9%84%D8%AF-%D8%AA%D8%B1%D9%85%D8%A8).
- Le secrétaire à la guerre américain Pete Hegseth a indiqué sur la plateforme X avoir rencontré le conseiller à la sécurité nationale nigérian pour évoquer la persécution des chrétiens (https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2024/11/20/%D8%A8%D9%8A%D8%D%AA-%D9%87%D9%8A%D8%BA%D8%B3%D9%8A%D8%AB-%D9%85%D8%B0%D9%8A%D8%B9-%D8%A3%D9%85%D9%8A%D8%B1%D9%83%D9%8A-%D9%85%D8%B1%D8%B4%D8%AD-%D9%84%D9%85%D9%86%D8%B5%D8%A8-%D9%88%D8%B2%D9%8A%D8%B1).
- La semaine précédente, d’autres attaques ont été signalées : l’enlèvement de 25 écolières dans un internat de l’État de Kebbi et la capture de 38 fidèles d’une église dans l’État de Kwara, pour lesquels des rançons d’environ 69 000 dollars par personne ont été réclamées.
- Face à la recrudescence des attaques, le président nigérian Bola Tinubu a annulé des déplacements à l’étranger — notamment pour des sommets en Afrique du Sud et en Angola — et a dépêché une délégation conduite par le conseiller à la sécurité nationale aux États‑Unis pour rencontrer parlementaires et responsables (https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2009/7/2/%D8%A7%D9%84%D8%A7%D8%AA%D8%AD%D8%A7%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D9%88%D8%B1%D9%88%D8%A8%D9%8A-%D8%A8%D8%B7%D8%A7%D9%82%D8%A9-%D9%85%D8%B9%D9%84%D9%88%D9%85%D8%A7%D8%AA).
Les accusations et les démentis
Donald Trump a affirmé sur les réseaux sociaux que le christianisme était « confronté à une menace existentielle » au Nigeria de la part d’« islamistes extrémistes » et a assuré avoir demandé au Pentagone de planifier une éventuelle action militaire (https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2015/4/28/%d8%a7%d9%84%d8%a8%d9%86%d8%aa%d8%a7%d8%ba%d9%88%d9%86).
Le gouvernement nigérian a rejeté ces accusations, les qualifiant d’affabulations et affirmant que les allégations de persécution généralisée des chrétiens ne reflétaient pas la réalité sur le terrain.
Situation actuelle et enjeux
Les autorités locales et les forces de sécurité poursuivent les recherches pour libérer les otages et déterminer les circonstances exactes de l’attaque. L’affaire intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de la sécurité des établissements scolaires.
- Les questions de protection des internats et de respect des consignes de sécurité sont désormais au cœur des débats nationaux.
- La communauté internationale suit de près l’évolution des événements, tandis que les familles des victimes attendent des nouvelles de leurs proches.