À Marseille, des voix de la gauche et de la société civile se sont réunies pour exprimer leur soutien au peuple kurde du Rojava. Dans le cadre d’un rassemblement, des témoignages ont été recueillis et diffusés pour rappeler les droits et les avancées démocratiques portés par les Kurdes. L’événement rappelle aussi les risques auxquels le Rojava est confronté et appelle à une vigilance européenne et internationale en faveur de la paix et de l’égalité.

Solidarité à Marseille avec le peuple kurde du Rojava
Plusieurs intervenants, issus de collectifs locaux et de formations politiques, ont rappelé les droits acquis par les Kurdes et la nécessité d’assurer une protection du Rojava. Les témoignages soulignent la volonté d’un régime démocratique et féministe, tel que promu par les autorités kurdes du Rojava, et insistent sur le rôle fondamental des femmes dans ce projet. L’événement insiste aussi sur la nécessité d’un appel clair de l’Europe pour soutenir ces dynamiques face aux menaces qui pèsent sur la région.
La tribune des participant·e·s met en avant la dimension féministe et démocratique du Rojava et appelle à une continuité du soutien international, au-delà des mots, pour préserver les acquis et favoriser le dialogue politique.
« Il est important d’être aux côtés du peuple kurde qui a perdu tant d’hommes, de femmes et d’enfants dans les combats contre Daech. Les Kurdes risquent d’être rayés de la carte du Moyen-Orient car le type de société qu’ils promeuvent est insupportable pour les monarchies pétrolières qui les entourent. »
Barine. Kurde de Syrie
« Notre message au monde entier, c’est que nous voulons la paix et nous souhaitons que notre voix soit entendue par l’Union européenne. J’ai de la famille en Syrie et j’ai pu parler avec des combattantes. Elles sont actuellement bloquées près de la prison de Hasakah, en Syrie. Cette situation est préoccupante et peut devenir dangereuse. »
Akram. Kurde de Turquie
« Il y a une résistance au Rojava [nord-est de la Syrie Ndlr]. Le peuple Kurde a gagné ses droits et, aujourd’hui, ils sont réprimés par les jihadistes et par al-Charaa. Ils sont en train de perdre tous les droits qu’ils ont gagnés. Si j’ai fait le déplacement ici, à Marseille, c’est pour apporter mon soutien au peuple kurde qui résiste. »
Nathalie Tessier. Conseillère municipale PCF de Marseille
« Les Kurdes sont le plus grand peuple sans territoire qui s’est battu contre les plus grands terroristes du monde. Nous nous sentons trahis, ces mêmes terroristes sont aujourd’hui au pouvoir à cause de l’Europe, ce n’est pas normal. Nous sommes unis, dans la rue et nous n’avons pas peur. »
Zrng. Kurde originaire d’Iran
« Je suis venue défendre le projet démocratique porté par les Kurdes, qui accorde une place importante à la paix et au féminisme. Tant que le Parti des travailleurs kurdes sera considéré comme une organisation terroriste, les Kurdes ne pourront être défendus comme ils devraient. »
Cathy Aubron. Collectif solidarité Kurdistan
« Si on ne fait rien, Ahmed Al-Charaa va installer un régime islamiste, ils ont déjà libéré des prisonniers jihadistes. Les islamistes ne supportent pas le régime kurde du Rojava parce qu’il est laïc, démocratique, et féministe, tout le contraire des jihadistes. »
Josiane Durrieu. Chargée des questions internationales au PCF 13
Un appel à la reconnaissance et à la paix
Au-delà des slogans, l’événement met en lumière le caractère démocratique et féministe du Rojava et appelle à un soutien international plus clair pour protéger les civils et soutenir les droits humains universels dans la région. Les organisateurs exhortent les autorités françaises et européennes à amplifier le dialogue et à s’impliquer dans des efforts humanitaires et politiques concrets.