À trois mois de la Coupe du monde, Didier Deschamps a pointé du doigt un aspect bien moins sportif que tactique : les contrôles aéroportuaires aux États-Unis. Le sélectionneur de l’équipe de France a estimé que les Bleus devront composer avec plusieurs contraintes logistiques pendant leur séjour américain, au-delà des seules considérations liées au terrain.
Le groupe tricolore termine ce dimanche son stage aux États-Unis avec un deuxième match amical face à la Colombie, trois jours après sa victoire contre le Brésil sur le score de 2-1. Pour Deschamps, ce déplacement a surtout permis de mesurer concrètement ce qui attend les Bleus lors du Mondial, prévu du 11 juin au 19 juillet 2026.
Le technicien français a expliqué, en conférence de presse à la veille de cette rencontre, qu’il n’avait pas de souci particulier avec la chaleur, mais qu’il avait en revanche relevé des difficultés déjà identifiées, notamment en matière de déplacements. « Nous n’avons pas de problème avec la température, mais nous avons certains soucis que je connaissais déjà et qui persistent, surtout en ce qui concerne le temps de voyage », a-t-il indiqué.
Deschamps a surtout insisté sur le temps perdu dans les aéroports. Selon lui, l’équipe a dû patienter longuement à son arrivée en raison de contrôles de sécurité particulièrement lourds. « Nous avons passé beaucoup trop de temps dans les aéroports à cause de procédures de contrôle que je n’avais jamais vues de ma vie », a-t-il déploré, ajoutant que le groupe s’adapte à ces contraintes.
Le sélectionneur a également souligné l’intérêt stratégique de Boston, ville appelée à jouer un rôle central dans l’organisation des Bleus pendant le Mondial. Il a rappelé y avoir déjà séjourné avec son adjoint Guy Stéphan à l’occasion de la Coupe du monde des clubs, et a évoqué les échanges avec des joueurs passés par les États-Unis, qui lui ont confirmé l’existence de contraintes variables selon les sites et les trajets.
Au-delà des déplacements, Deschamps a aussi évoqué les exigences du quotidien pendant la compétition. Les temps de récupération seront essentiels, a-t-il rappelé, d’autant que les fortes températures estivales pourraient peser sur les organismes. Il a aussi noté que les obligations médiatiques se dérouleront loin du centre d’entraînement, ce qui ajoutera une couche de complexité à l’organisation.
Le sélectionneur a enfin expliqué que l’horaire des matches pourrait lui aussi avoir un impact. Disputer une rencontre à 15 heures ou à 17 heures laissera peu de marge avant le coup d’envoi, alors qu’une programmation à 21 heures offrira davantage de souplesse. « Nous nous adapterons et nous ferons le maximum pour réduire la fatigue générée par tout ce qui se passe en dehors du terrain », a-t-il assuré.
Ce stage américain a donc servi de répétition grandeur nature pour l’équipe de France. Les Bleus disputeront notamment l’un de leurs trois matches de groupe contre la Norvège, le 26 juin, au Gillette Stadium de Foxborough, près de Boston, là même où ils ont dominé le Brésil. Pour Deschamps, l’enjeu est désormais clair : préparer l’équipe non seulement à jouer, mais aussi à voyager, attendre et récupérer dans un environnement particulièrement exigeant.