Sean Strickland a repris la ceinture des poids moyens de l’UFC pour la deuxième fois de sa carrière en s’imposant face à Khamzat Chimaev par décision partagée, au terme d’un combat disputé mais jamais réellement décisif dans la cage. Deux juges ont rendu une carte de 48-47 en faveur de l’Américain, tandis que le troisième a donné le même score à Chimaev, samedi soir au Prudential Center de Newark, devant 17 783 spectateurs.
Très attendu après des semaines de provocation et de menaces verbales entre les deux hommes, ce choc principal n’a pourtant pas atteint le niveau de tension affiché hors de l’octogone. Les échanges ont été intenses par moments, mais aucun des deux combattants ne s’est retrouvé en danger sérieux, dans une rencontre où la prudence a souvent pris le pas sur la prise de risque.
Strickland retrouve le sommet chez les poids moyens
À 35 ans, Strickland devient le deuxième ancien champion des poids moyens à reconquérir le titre. Au terme du cinquième round, il a mimé le geste de passer la ceinture autour de sa taille, comme pour valider une victoire qu’il semblait pressentir. Dans la cage, Chimaev a ensuite salué son adversaire, scellant une fin de combat loin de l’hostilité annoncée.
L’UFC avait pourtant renforcé la sécurité autour des hôtels, des événements publics et de l’aire de combat après une campagne promotionnelle jugée particulièrement brutale. Strickland avait notamment menacé de tirer sur Chimaev et l’avait qualifié de « terroriste », en référence à ses liens avec le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov. En réponse, Chimaev avait promis de « lui arracher la tête ».
Mais dès le début du combat, les deux hommes ont tapé les gants, affichant une attitude plus professionnelle que leurs déclarations n’avaient laissé présager. La rivalité n’a jamais vraiment débordé dans l’octogone, où Strickland a fait preuve de volume et de discipline, sans jamais complètement basculer dans l’urgence.
Van conserve sa ceinture en co-main event
En combat principal bis, Joshua Van a nettement dominé Tatsuro Taira pour conserver son titre des poids mouches. Le combattant originaire du Myanmar s’est imposé par arrêt de l’arbitre à 1:32 de la cinquième reprise, après avoir imposé sa boxe et sa puissance tout au long d’un affrontement marqué par la violence de ses impacts.
Van a pris l’ascendant dès le deuxième round grâce à une droite destructrice qui a envoyé Taira au tapis. Il a ensuite enchaîné les frappes au visage et au corps, laissant son adversaire japonais couvert de sang. Il s’agissait du premier combat pour un titre UFC entre deux combattants asiatiques, et aussi du premier duel de championnat entre deux athlètes nés dans les années 2000.
Âgé de 24 ans, Van signe une série impressionnante avec sept victoires consécutives et dix succès sur ses onze derniers combats depuis son arrivée à l’UFC. Taira, lui, a manqué l’occasion de devenir le premier champion japonais de l’histoire de l’organisation.
Miller signe un retour chargé d’émotion
Plus tôt dans la soirée, Jim Miller a offert l’un des moments forts de l’undercard en battant Jared Gordon par soumission. À 42 ans, l’Américain a mis fin à son combat avec un étranglement arrière à 3:29 du premier round, devant une foule acquise à sa cause dans sa ville natale du New Jersey.
Ce succès a une résonance particulière pour Miller, de retour dans la cage après une longue pause liée au combat de son fils adolescent contre un cancer rare. Wyatt Miller, 14 ans, a été diagnostiqué l’an dernier avec un rhabdomyosarcome et a suivi plusieurs cycles de chimiothérapie ainsi qu’une radiothérapie par protons. Il a depuis reçu un feu vert médical complet.
Avec cette victoire, Miller porte son record UFC à 28 succès en 47 combats, un total qui reste une référence dans l’organisation. Il a aussi signé sa 20e fin de combat, le deuxième plus haut total de l’histoire de l’UFC.
La soirée a également vu Sean Brady battre Joaquin Buckley à l’unanimité, King Green soumettre Jeremy Stephens, et Alexander Volkov s’imposer face à Waldo Cortes-Acosta par décision unanime.
