En Iran, le chef de la police a donné ce lundi « au maximum trois jours » aux personnes « involontairement impliquées dans les émeutes » pour se livrer aux autorités. Il leur aurait assuré qu’elles seraient alors traitées avec « plus de clémence ». Ahmad-Reza Radan, à la tête des forces de sécurité, a déclaré ce message sur la télévision d’État. Cette annonce intervient dans un contexte de violences et de répression dénoncées par des ONG et alors que le pays endure des restrictions d’Internet.
À Téhéran, un ultimatum de trois jours annoncé par la police
Le message s’inscrit dans le cadre d’un mouvement de contestation déclenché fin décembre et réprimé violemment, selon les comptes rendus officiels et les ONG. Les autorités ont évoqué la poursuite de la punition des instigateurs des « incidents terroristes », selon un communiqué publié par la télévision d’État. Des voix internationales et des organisations de défense des droits humains dénoncent une répression d’ampleur et un blackout des communications instauré il y a quelques jours. Amnesty International a décrit la répression comme un massacre et a souligné les difficultés pour accéder à Internet, qui devrait « progresser progressivement » dans les prochains jours.

Contexte et répercussions
Le contexte est marqué par la censure et l’interruption partielle d’Internet. Selon les autorités, l’accès à Internet devrait revenir progressivement dans les prochains jours après des coupures qui ont suscité l’indignation des organisations de droits humains et des médias internationaux. Amnesty International évoque des morts et des arrestations massives, sans fournir de bilan consolidé.
« Les jeunes qui se sont retrouvés involontairement impliqués dans les émeutes sont considérés comme des personnes trompées, et non comme des soldats ennemis », a encore rappelé Ahmad-Reza Radan lors d’une apparition télévisée, et des poursuites contre les instigateurs ont été annoncées. Les sources convergent sur l’idée d’un message ferme destiné à dissuader toute escalade, alors que le mouvement a gagné en ampleur en janvier.
