Pour vivre longtemps et en bonne santé, les experts soulignent l’importance d’une activité physique régulière, d’un sommeil réparateur, d’une alimentation saine et d’un réseau social de qualité. Une étude américaine récente, US POINTER, présentée lors d’une conférence internationale sur la maladie d’Alzheimer et publiée dans une revue médicale majeure, renforce l’idée que la prévention de la démence passe par une approche globale. Le travail met en avant une combinaison du régime MIND, de l’exercice, du suivi de la santé cardiaque, de la stimulation cognitive et de l’engagement social pour renforcer la fonction cognitive.
Déroulé de l’étude US POINTER
Les chercheurs ont suivi 2111 personnes en bonne santé cognitive, âgées de 60 à 79 ans, décrites comme « complètement sédentaires et à risque de démence » en raison de problèmes de santé tels que le prédiabète et l’hypertension artérielle. La moitié des participants a participé à 38 réunions d’équipe étalées sur deux ans, avec un animateur qualifié qui proposait des conseils sur l’exercice, l’alimentation et l’importance de la socialisation et des stimulations cérébrales. L’autre moitié a assisté à six réunions axées sur la santé cérébrale et a été encouragée à adopter des changements de mode de vie selon leur emploi du temps, sans objectif chiffré précis à atteindre. Tous ont bénéficié d’examens physiques et cognitifs tous les six mois.
Les résultats montrent que le groupe structuré semblait retarder le vieillissement cognitif normal d’un à deux ans par rapport au groupe autoguidé. En parallèle, le groupe autoguidé a également enregistré des améliorations cognitives au fil du temps, mais à un rythme différent, démontrant que des changements modérés et soutenus peuvent avoir un impact significatif sur la cognition.
Ce que les participants ont changé exactement
Activité physique
Les participants ont été invités à pratiquer des exercices d’aérobic pour augmenter leur rythme cardiaque pendant 30 minutes par jour, complétés par des séances de musculation et d’étirements plusieurs fois par semaine. Une volontaire témoigne avoir commencé par de petites étapes, puis progressé jusqu’à éprouver une vraie énergie lors de l’entraînement, preuve qu’une approche progressive peut devenir agréable et durable.
Régime MIND
Le programme combinait les meilleurs éléments du régime méditerranéen et des principes DASH (Approches-Diet pour Stop Hypertension). Les participants devaient consommer des baies et des légumes presque tous les jours, en privilégiant les légumes à feuilles vertes, et intégrer deux cuillères à soupe d’huile d’olive extra vierge quotidienne. Les aliments à limiter incluaient les fritures, la viande transformée, certains produits laitiers, le fromage et le beurre, avec une possibilité raisonnable de dessert jusqu’à quatre fois par semaine afin de ne pas se priver totalement.
Stimulation cognitive et suivi des signes vitaux
Des exercices de simulation cognitive en ligne ont été proposés et les participants ont été amenés à se familiariser avec leurs signes vitaux. À titre d’exemple, ils devaient être capables d’indiquer leur tension artérielle moyenne lorsque cela était demandé et surveiller leur glycémie, afin de prendre conscience de l’impact du mode de vie sur la santé cérébrale.
Engagement social
Le programme insistait sur l’importance des interactions sociales et des sorties entre amis, voire avec des inconnus, pour contrer l’isolement, un facteur nuisible au cerveau. Une participante témoigne avoir renforcé ses liens sociaux et avoir trouvé sa meilleure amie au sein de l’équipe. L’échange et l’activité sociale participent à une énergie accrue et à une amélioration générale du bien-être.
Des conclusions et implications pour la prévention Alzheimer
Au fur et à mesure de l’étude, les chercheurs ont progressivement réduit les contrôles asserts, afin d’encourager les participants à devenir autonomes dans leurs choix de vie saine. Selon les auteurs, des changements modérés du mode de vie en alimentation, exercice, socialisation et suivi des signes vitaux pourraient suffire à améliorer la cognition chez les personnes à risque de démence. Des experts ajoutent que ces résultats complètent ceux d’études antérieures montrant que des changements de mode de vie plus intensifs peuvent aider des personnes déjà atteintes par la maladie à un stade précoce.
La gratitude et le cerveau, des facteurs à ne pas négliger
Les neuroscientifiques soulignent régulièrement la place de la gratitude et des émotions positives dans le soutien des fonctions cérébrales. Elles amélioreraient les processus neurochimiques liés à la mémoire et à la prise de décision. Des travaux récents suggèrent que la gratitude peut accroître la longévité chez les personnes âgées, et d’autres recherches montrent que le bien-être émotionnel favorise une meilleure résilience cognitive. Des chercheurs insistent également sur l’importance de la socialisation, du rire et du partage d’activités pour nourrir la vitalité cérébrale.
En parallèle, des experts soulignent l’impact de la pensée positive au quotidien. Adopter des affirmations positives et favoriser des échanges sociaux réguliers peuvent aider à programmer le cerveau vers des habitudes bénéfiques pour le cerveau dès le réveil et tout au long de la journée.