Une activité physique adaptée et régulière constitue l’un des piliers d’une vie saine. Le ministère de la Santé recommande au moins 30 minutes d’activité physique dynamique par jour, cinq jours par semaine, et au moins deux séances de renforcement musculaire chaque semaine, incluant des exercices de souplesse et d’équilibre. Pour certaines personnes, notamment les malades chroniques ou porteuses d’un handicap, bouger peut toutefois représenter un véritable défi et la sédentarité devient un risque.
Une molécule capable d’imiter les bienfaits du sport
Des chercheurs de la Capital Medical University (en Chine) explorent une nouvelle molécule susceptible de reproduire les effets positifs d’une activité physique régulière. Dans le cadre d’une étude impliquant treize volontaires, les participants ont d’abord limité drastiquement leur activité avant d’effectuer une séance d’entraînement intense (course de 5 kilomètres) et d’enchaîner 25 jours de sport quotidien.
La progression de leur état de santé a été suivie par des prélèvements biologiques, permettant d’évaluer les répercussions physiologiques de ce protocole. L’objectif était d’observer si une molécule pouvait jouer un rôle similaire à celui de l’exercice au niveau sanguin et métabolique.
Des résultats prometteurs autour de la bétaïne
À l’issue des 25 jours de sport quotidien, les chercheurs ont constaté dans le sang des participants une concentration accrue de bétaïne, notamment détectable au niveau des reins. Cette observation a conduit les scientifiques à étudier plus finement les effets de la bétaïne, tant in vitro que chez la souris.
Ils ont découvert que la bétaïne pouvait combattre l’inflammation, freiner le vieillissement des organes, améliorer la force musculaire et réduire certains troubles de l’humeur. En résumé, cette molécule montrerait des bienfaits similaires à ceux attendus d’une bonne séance de sport, sur plusieurs axes de la santé.
Les chercheurs estiment que ces travaux pourraient favoriser le développement de médicaments et de compléments alimentaires destinés à imiter les effets de l’activité physique, notamment chez les personnes âgées.
Implications et perspectives
- Pour les personnes incapables de pratiquer régulièrement une activité physique, la bétaïne pourrait représenter une option complémentaire ou thérapeutique potentielle.
- Cette approche nécessite toutefois des essais cliniques plus larges pour confirmer son efficacité et sa sécurité chez l’homme.
- À terme, des dosages et des protocoles précis pourraient être établis pour viser des bénéfices similaires à ceux de l’exercice chez les personnes à mobilité réduite.
Bien que prometteuse, cette voie demeure à ses balbutiements et doit être confirmée par des recherches supplémentaires avant toute application généralisée.