À l’approche de plusieurs journées caniculaires en France, cet article fait le point sur certains traitements susceptibles d’interagir avec la chaleur. Parmi eux, des médicaments peuvent augmenter la transpiration et la sensibilité au soleil, ce qui rend les expositions extérieures plus risquées et nécessite une vigilance accrue.
Antidépresseurs et sensibilité au soleil
Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) font partie des antidépresseurs couramment prescrits en première ligne pour les épisodes dépressifs d’intensité modérée à sévère. Selon les informations disponibles, ce type de traitement peut entraîner une transpiration excessive et accroître la sensibilité cutanée à la lumière du soleil. Des anxiolytiques peuvent également présenter ce double effet indésirable, nécessitant une attention particulière lors des fortes chaleurs.
Des témoignages relayés sur les réseaux sociaux montrent que certains patients découvrent ces effets secondaires après avoir commencé leur traitement et souhaitent être mieux informés par les professionnels de santé. Dans ce contexte, la vigilance face à la transpiration inhabituelle et à l’exposition solaire devient essentielle pour limiter les risques pendant les périodes de canicule.
Quels médicaments peuvent entraîner une transpiration excessive ?
Selon l’International Hyperhidrosis Society, plus d’une vingtaine de médicaments neuropsychiatriques peuvent provoquer une transpiration excessive. Parmi les plus concernés figurent plusieurs antidépresseurs et anxiolytiques couramment prescrits, tels que certains ISRS et autres molécules fréquemment utilisées en France. Parmi les plus cités figurent des options comme le buspirone, le citalopram, la duloxétine, l’escitalopram, la fluoxétine, la paroxétine et la sertraline.
Comment réduire une transpiration excessive causée par les médicaments ?
Pour atténuer ce symptôme, il convient de suivre les recommandations médicales et d’en discuter avec son médecin traitant. Voici les grandes lignes généralement préconisées :
- Utiliser un antisudorifique ou un déodorant sur ordonnance pour limiter la production de sueur.
- Après avis médical, envisager un traitement d’ionophorèse, qui utilise un choc électrique de faible intensité pour réduire temporairement la transpiration des mains et des pieds.
- Dans certains cas, des médicaments anticholinergiques sur ordonnance peuvent être envisagés pour diminuer la stimulation des glandes sudoripares.
Si une transpiration inhabituelle survient après la prise d’un traitement médicamenteux, il est recommandé d’en parler rapidement à un professionnel de santé afin d’obtenir la meilleure solution adaptée à chaque situation.