Méta description : Découvrez comment votre personnalité influence votre motivation à faire du sport et choisir l’activité physique idéale pour durer.
Le sport est excellent pour la santé. Une activité régulière aide à mieux dormir, réduit les risques de surpoids, d’obésité, de maladies cardiovasculaires, d’anxiété et de dépression et ralentit le déclin cognitif. Malgré cela, la motivation peut faire défaut : bien que les réseaux sociaux affichent une vague de sportifs en rise, il est prouvé que 80% des personnes abandonnent leur nouveau programme dans les six semaines. Une étude récente suggère que le choix du sport en fonction de la personnalité pourrait améliorer la persévérance à long terme.
Des chercheurs de l’University College London (Royaume-Uni) ont suivi 132 participants et évalué leur profil selon le modèle des « Big Five » : ouverture d’esprit, conscience professionnelle, extraversion, agréabilité et névrosisme. Les participants ont été répartis en deux groupes et ont participé à huit semaines d’entraînement : un programme à domicile mêlant musculation et cyclisme d’intensité variable, et un groupe témoin pratiquant uniquement des exercices d’étirement tout en conservant leur mode de vie habituel.
Impact de la personnalité sur la motivation sportive
Les résultats montrent que les extravertis s’épanouissent davantage lors de séances d’entraînement par intervalles à haute intensité (HIIT) et lors des tests de condition physique aérobique en laboratoire. Les sports d’équipe et les interactions sociales, qui alimentent l’énergie collective, renforcent également leur motivation et leur niveau d’énergie.
Musculation, Pilates ou Zumba ?
Les extravertis préfèrent souvent les sports d’équipe ou les cours de fitness en groupe, puisant leur énergie auprès des autres sportifs. À l’inverse, d’autres, plus consciencieux, seront attirés par des activités structurées et programmées – par exemple un cours spécifique en salle avec un programme clair – car cela correspond à leur nature organisée et axée sur les objectifs.
Au début de l’étude, les consciencieux affichaient une meilleure condition physique et pratiquaient plus de sport que les autres. Cette caractéristique ne permet toutefois pas d’évaluer le plaisir qu’ils prennent à faire du sport.
Une aide réelle à la gestion du stress pour les personnes les plus névrosées
Dans l’étude, les personnes présentant un haut niveau de névrose, très sujettes au stress ou à des bas émotionnels marqués, privilégiaient les activités apaisantes comme le yoga à la maison, plutôt que les séances supervisées en laboratoire. Parmi les cinq principaux traits de personnalité, les névrosés étaient les seuls à constater une réduction significative du stress après l’exercice et ils monitorsaient moins leur rythme cardiaque.
« Les personnes très anxieuses pourraient éviter les formes d’exercice difficiles ou celles qui impliquent d’autres personnes par peur de l’embarras et, de ce fait, graviter vers des activités en solo ou moins intenses », explique Aguirre, cité par les experts consultés.
Pour finir, les personnes très ouvertes d’esprit ont en général plus tendance à rechercher des routines nouvelles ou variées. « Par exemple, si elles fréquentent habituellement la salle de sport et aiment courir, elles pourraient être ouvertes à la danse, à la randonnée ou à de nouvelles tendances fitness », ajoute Aguirre.
Comprendre sa personnalité pour déterminer le « succès d’un programme »
« Comprendre les facteurs de personnalité dans la conception et la recommandation de programmes d’activité physique est probablement très important pour déterminer le succès d’un programme et si les gens s’y tiendront et deviendront plus en forme », déclare Paul Burgess, auteur principal de l’étude et professeur à l’Institut de neurosciences cognitives de l’UCL.
Mais pour le Dr Aguirre, le sport peut, dans une certaine mesure, façonner la personnalité. « Dans la mesure où votre personnalité influence votre routine d’exercice, l’exercice peut aussi façonner la personnalité en retour, en renforçant des traits positifs (discipline, sociabilité) et en réduisant des traits négatifs (anxiété, instabilité émotionnelle) », précise-t-il.
Cette étude invite néanmoins à garder à l’esprit que de nombreux facteurs entrent en jeu dans le choix d’une activité (objectifs, aptitudes, budget, disponibilité et emploi du temps). L’idéal est de combiner les avantages de chaque pratique selon ses envies et ses contraintes. Par exemple, si vous êtes extraverti mais à budget limité, pourquoi ne pas aller courir au parc avec une amie ?