Lyydia Pearl, une jeune Britannique de 20 ans, n’imaginait pas que ses douleurs diffuses et sa fatigue persistante pourraient annoncer une maladie chronique. À l’origine, elle pensait être simplement fatiguée ou tendue par le stress du quotidien. Aujourd’hui, elle partage son parcours pour sensibiliser sur les premiers signes de la polyarthrite rhumatoïde, une maladie auto-immune qui peut toucher les articulations à tout âge.
Elle s’est confiée publiquement sur TikTok, non pour attirer l’attention, mais pour alerter ceux qui pourraient passer à côté des symptômes insidieux de cette maladie souvent associée, à tort, aux personnes âgées. « Jusqu’à mon diagnostic, je pensais que ça touchait surtout les seniors. Mais ça peut frapper n’importe qui. Même les enfants », confie-t-elle.

Cela a commencé par les mains, puis c’est monté aux poignets, aux épaules…
Lorsque les douleurs ont débuté, elles étaient discrètes : une gêne dans les mains, des raideurs matinales qui traînaient plus de 30 minutes, des articulations échauffées sans raison apparente, et une fatigue écrasante qui persistait. « Je me réveillais avec les doigts bloqués, j’avais du mal à ouvrir une bouteille. Puis c’est monté aux poignets, aux épaules, aux genoux… », raconte-t-elle.
Avec le recul, d’autres signes sont apparus : engourdissements, picotements dans les extrémités et rougeurs inexpliquées autour des articulations. « J’ai mis des années à comprendre que tout ça était lié. Mon kiné pensait que ça venait de la course à pied. Moi aussi », ajoute-t-elle.
Quand le corps crie et qu’on ne vous écoute pas
À la fin de l’année 2023, les douleurs deviennent plus fréquentes et intenses. Son médecin demande une prise de sang, mais les marqueurs clés ne sont pas recherchés, et une orientation vers un spécialiste est refusée. « J’étais en poussée active depuis six ou sept semaines, je ne pouvais presque plus bouger », se souvient-elle.
Le véritable tournant survient en janvier 2024, lorsqu’une nouvelle généraliste prend le temps d’examiner ses mains, suspecte une maladie inflammatoire et demande une prise de sang ciblée. Le résultat est sans appel : le taux de facteur rhumatoïde est supérieur à 100. Le diagnostic est posé le jour même en consultation de rhumatologie à l’hôpital. « C’était un choc », soufflait-elle.
Depuis, Lyydia partage ses vidéos pour prévenir d’autres jeunes femmes et éviter qu’elles n’empruntent le même parcours du combattant. Parmi les témoignages reçus, certains évoquent des expériences similaires, montrant que la douleur et la fatigue peuvent être présentes chez des personnes jeunes.
- « Le mien a commencé dans les pieds, du jour au lendemain. »
- « J’avais l’impression de marcher sur des cailloux. »
- « Diagnostiquée à 5 ans, j’en ai 35 aujourd’hui. La fatigue est ce qu’il y a de plus dur. »
- « Merci d’avoir parlé de cette fatigue, les gens ne comprennent pas à quel point c’est réel. »
Quels symptômes doivent vous alerter ?
Les autorités sanitaires insistent sur l’importance de consulter dès les premiers doutes. Un traitement précoce peut ralentir la progression de la polyarthrite rhumatoïde et limiter les dégâts articulaires. Voici les signes à surveiller :
- Des douleurs et raideurs matinales qui durent plus de 30 minutes, touchant notamment les mains, les poignets ou les genoux.
- Une fatigue persistante et un manque d’énergie inexpliqué.
- Une rougeur ou un gonflement des articulations sans traumatisme.
- Un engourdissement et des picotements dans les extrémités.
- Des symptômes migratoires (la douleur se déplace d’une articulation à une autre).
Autant de signes qui doivent alerter, car, comme le rappelle Lyydia, « ce n’est pas qu’une maladie de vieux, il faut arrêter de croire ça ». Une vigilance précoce peut faciliter un diagnostic rapide et un traitement adapté.