La ménopause survient généralement entre 45 et 55 ans et s’accompagne d’un cortège de symptômes parfois difficiles à supporter, allant des désagréments menstruels à des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes. En parallèle, le risque cardiovasculaire augmente chez les femmes d’âge moyen. Des chercheurs soulignent que pour limiter ce risque, un sommeil de qualité est indispensable. Cette observation s’appuie sur une étude publiée en 2025 dans la revue Menopause et menée auprès de femmes suivies sur plusieurs années.
Une étude clé sur le lien entre sommeil, ménopause et cœur
Les chercheurs de l’Université de Pittsburgh ont analysé les données de près de 3 000 femmes, avec une moyenne d’âge de 46 ans au début du suivi. Ils ont suivi leur santé cardiovasculaire sur plusieurs années, en notant l’apparition de divers troubles, de l’épaississement des artères carotides aux crises cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux. L’objectif était d’évaluer l’impact des composantes du score « Life’s Essential 8 », instauré par l’American Heart Association, qui prend en compte l’alimentation, l’activité physique, la consommation de tabac, le sommeil, l’indice de masse corporelle, les niveaux de lipides sanguins, la tension artérielle et la glycémie.
Les facteurs prédictifs et le rôle du sommeil
Les résultats montrent que la glycémie, la tension artérielle, la qualité du sommeil et la consommation de nicotine sont les facteurs les plus déterminants pour la santé cardiovasculaire future des participantes. Le sommeil se révèle d’autant plus important qu’il agit comme un indicateur clé des effets à long terme des maladies cardiaques et de la mortalité toutes causes confondues. Pour les chercheurs, respecter les critères d’un sommeil sain tels que définis par les huit piliers du Life’s Essential 8 pourrait contribuer à la santé cardiaque et à la longévité des femmes d’âge mûr.
Les auteurs insistent sur le fait qu’un sommeil de qualité n’est pas seulement bénéfique à court terme : il préserve les fonctions cardiovasculaires et peut modifier le pronostic à long terme chez les femmes au cours de la ménopause. L’étude rappelle aussi que certains facteurs de risque, comme la glycémie et la tension artérielle, restent des leviers importants à surveiller aux côtés du sommeil.
- Alimentation
- Activité physique
- Tabagisme
- Sommeil
- IMC
- Taux de lipides sanguins
- Tension artérielle
- Glycémie
« L’occasion pour les femmes de prendre en main leur santé cardiaque »
« Les maladies cardiaques étant la principale cause de décès chez les femmes »—en France, environ 200 femmes décèdent chaque jour d’une maladie cardiovasculaire—ces résultats soulignent la nécessité d’interventions médicales et de changements de mode de vie pour améliorer la santé cardiaque pendant et après la ménopause chez les femmes d’âge moyen. »
Cette étude souligne également que c’est une opportunité pour les femmes de prendre en main leur santé cardiaque. Bien que des scores LE8 faibles soient corrélés à un risque cardiovasculaire accru, seulement 21% des participantes suivies présentaient un score idéal.
En parallèle, les chercheurs indiquent que le respect des huit piliers peut aussi contribuer à prévenir des maladies neurodégénératives, comme Alzheimer ou Parkinson, selon une étude récente publiée dans une revue médicale majeure. Concernant la règle du sommeil, l’American Heart Association rappelle que « un sommeil suffisant favorise la guérison, améliore les fonctions cérébrales et réduit le risque de maladies chroniques ». Les experts recommandent généralement entre 7 et 9 heures de sommeil par nuit pour les adultes.