Près de 110 vols ont été annulés à l’aéroport Ben Gourion depuis l’entrée en vigueur, lundi 23 mars, des nouvelles restrictions imposées sur le trafic aérien israélien. La décision, annoncée par la ministre des Transports Miri Regev, intervient dans le contexte des récentes attaques de missiles en provenance d’Iran et vise à réduire les risques pour les avions et les passagers.
Des restrictions draconiennes sur le trafic
Selon des données de suivi aérien, les mesures plafonnent désormais les mouvements de pistes: une seule arrivée par heure pourra être autorisée, sans limite formelle du nombre de passagers à l’atterrissage, tandis que chaque départ sera limité à un maximum de 50 passagers.
Ces règles, déployées pour sécuriser l’espace aérien, ont été appliquées immédiatement et devraient rester en vigueur tant que la menace persiste. Dès lors, les annulations vols Ben Gourion se sont accrues de façon notable.
- Arrivées : une par heure.
- Départs : limité à 50 passagers par vol.
- Exceptions : vols civils autorisés sur approbation préalable et vols militaires habilités.
Répercussions pour les compagnies et les voyageurs
En conséquence, les compagnies israéliennes ont fortement réduit leurs opérations. El Al et Israir ont annoncé un repli significatif de leurs vols, tandis qu’Arkia a commencé à rediriger certaines liaisons vers des destinations alternatives.
Des analyses de données ouvertes montrent qu’El Al concentre une large part des annulations observées ces derniers jours. Par ailleurs, le seuil de 50 passagers par départ est jugé économiquement non viable par les autorités de diffusion locales, ce qui pourrait accentuer la vague d’annulations, notamment à l’approche de la fête de Pessah début avril.
Des tentatives d’atterrissage avortées
Des enregistrements de suivi du trafic font état de deux appareils, l’un d’El Al (immatriculation 4X-EHC) en provenance de Rome et l’autre d’Arkia (4X-AGK) en provenance de Chypre, qui se sont rapprochés de la piste à Ben Gourion avant d’annuler leur approche.
En effet, face à des rafales de missiles en mer, ces avions ont interrompu leur manœuvre et ont repris de l’altitude au-dessus des eaux territoriales pour se mettre hors de portée, l’un des appareils ayant tenté à trois reprises une approche sans pouvoir se poser.
Contrôle de l’espace aérien et alternatives
Les autorités israéliennes avaient fermé l’espace aérien à la plupart des vols commerciaux depuis le 28 février, mesure prolongée via des avis de navigation jusqu’au 31 mars. Seuls les vols disposant d’une autorisation préalable et les opérations militaires sont exemptés de cette interdiction.
Pour atténuer les perturbations, une réouverture progressive avait auparavant permis à un nombre limité de compagnies nationales de gérer des rotations afin de rapatrier plus de 100 000 Israéliens bloqués à l’étranger.
En outre, la compagnie El Al a plaidé pour l’ouverture accrue de l’aéroport Ramon, près d’Eilat, afin d’offrir une alternative complémentaire à Ben Gourion pendant la période de restriction.
Perspectives
Alors que la situation sécuritaire reste volatile, les perspectives à court terme annoncent une possible hausse des annulations vols Ben Gourion si les contraintes actuelles sont maintenues. Les compagnies devront équilibrer sécurité opérationnelle et viabilité économique, tandis que les voyageurs sont invités à vérifier le statut de leurs vols et à anticiper d’éventuels changement d’itinéraires.
