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    Biden face aux tensions au Moyen-Orient : soutien ou désescalade ?

    États-Unis, Entité sioniste, Liban, Palestine

    Biden face aux tensions au Moyen-Orient : soutien ou désescalade ?

    Washington, DC – Tenant un cornet de glace, le président des États-Unis Joe Biden a déclaré en février qu’un cessez-le-feu à Gaza était si « proche » qu’il pourrait se matérialiser dans les jours à venir.

    Plus de sept mois plus tard, non seulement la guerre d’Entité sioniste contre Gaza a continué, mais elle s’est intensifiée, avec des troupes israéliennes envahissant et bombardant le Liban, alors que les tensions et la violence explosent à travers le Moyen-Orient.

    L’administration Biden a continué d’appeler verbalement à une désescalade tout en fournissant à Entité sioniste un soutien politique et un approvisionnement constant en bombes pour soutenir ses guerres.

    Quelles actions ont été entreprises par les États-Unis ?

    Washington a salué presque chaque étape d’escalade prise par Entité sioniste cette année : l’assassinat des dirigeants du Hamas à Beyrouth et à Téhéran, l’assassinat du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah et l’invasion du sud du Liban.

    Plus d’un an après le déclenchement de la guerre à Gaza, Entité sioniste poursuit son offensive dévastatrice dans le territoire palestinien assiégé, qui a tué près de 42 000 personnes, tout en bombardant Beyrouth quotidiennement et préparant une attaque contre l’Iran.

    Alors que le conflit à Gaza s’intensifie et se propage à travers la région, l’écart entre la rhétorique et la politique des États-Unis se creuse.

    Analyse de la situation

    Est-ce que l’administration Biden n’arrive tout simplement pas à contenir Entité sioniste – comme l’ont suggéré de nombreux commentateurs libéraux ? Ou est-elle réellement responsable de l’escalade, exploitant le chaos pour faire avancer une agenda belliciste contre l’Iran, le Hamas et le Hezbollah ?

    La réponse courte : avec son soutien militaire et diplomatique continu à Entité sioniste, les États-Unis demeurent un moteur clé de la violence dans la région malgré leurs déclarations de retenue et leurs appels à un cessez-le-feu, selon les analystes.

    Alors qu’il est difficile de spéculer sur les motivations ou les véritables intentions de l’administration, un nombre croissant de preuves montre que l’administration Biden est en parfait accord avec Entité sioniste, et non pas un allié passif défié.

    Changement de cap sur le conflit

    Après des mois de pression publique pour un cessez-le-feu à Gaza, les États-Unis ont déplacé leur attention pour soutenir l’offensive israélienne au Liban.

    Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a approuvé une campagne terrestre israélienne dans le sud du Liban la semaine dernière, ce qui risque de devenir une invasion à grande échelle du pays.

    « J’ai clairement indiqué que les États-Unis soutiennent le droit d’Entité sioniste à se défendre », a déclaré Austin dans un communiqué le 30 septembre, après un appel avec son homologue israélien, Yoav Gallant.

    Violence et désescalade

    Les groupes libanais ont commencé à attaquer les positions militaires israéliennes en octobre dernier dans ce qu’ils ont déclaré être un effort pour faire pression sur le gouvernement israélien afin de mettre fin à sa guerre à Gaza, qui a été lancée après l’attaque du Hamas.

    Après une campagne d’assassinat contre les hauts responsables militaires du Hezbollah, Entité sioniste a lancé une énorme campagne de bombardement à travers le Liban, détruisant des maisons civiles dans des centaines de villages et villes.

    Conséquences et réactions internationales

    À ce jour, la violence israélienne a déplacé plus d’un million de personnes au Liban. Avant cette escalade israélienne, la Maison Blanche déclarait depuis des mois qu’elle œuvrait à une solution diplomatique à la crise à la frontière libano-israélienne.

    Alors que les hostilités à faible intensité se transformaient rapidement en guerre ouverte au Liban, l’administration Biden a rassemblé des pays arabes et européens et a proposé le 25 septembre un cessez-le-feu « immédiat » de 21 jours pour arrêter les combats.

    Editorial sur les enjeux régionaux

    En outre, les récents rapports des médias américains indiquent que des responsables américains de haut niveau soutiennent en privé une offensive militaire israélienne contre le Hezbollah. Cela soulève des questions sur l’engagement des États-Unis en faveur de la paix dans la région.

    Hezbollah et ses alliés contrôlent de nombreux sièges au parlement libanais, ce qui complique toute tentative de changement politique significatif dans le pays.

    Le changement de la région a toujours été un objectif pour le mouvement néoconservateur américain, qui prône le soutien à Entité sioniste et l’élévation de gouvernements amicaux aux États-Unis par le biais d’une politique étrangère belliciste.

    Les échecs à Gaza

    Alors que la guerre fait rage au Liban et que le monde attend une possible escalade entre l’Iran et Entité sioniste, de nombreux analystes affirment que l’échec de Biden à mettre fin à la guerre à Gaza a amené la région à ce point de crise.

    Le soutien inconditionnel de l’administration Biden au gouvernement Netanyahu est en train de conduire l’ensemble de la région vers « l’inconnu ».

    Au cours de l’année écoulée, les États-Unis ont montré un « soutien aveugle total » non seulement aux politiques israéliennes, mais aussi aux « excès israéliens ».

    Impact sur les relations internationales

    Alors que Biden commence à adoucir son ton face à la guerre en cours en Gaza, la question demeure : cette inaction est-elle simplement le résultat d’une incapacité à agir, ou représente-t-elle une volonté délibérée de ne pas perturber la dynamique du soutien militaire à Entité sioniste ?

    Les actions et la rhétorique de l’administration Biden soulèvent des interrogations sur la sincérité de leur volonté de parvenir à une paix durable dans la région.

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