L’ex-conseiller de la culture de la Generalitat, Lluís Puig, sera jugé cette semaine pour désobéissance dans le cadre du cas des œuvres d’art de Sijena. Le procès débutera jeudi au Tribunal supérieur de justice de Catalogne (TSJC) et se poursuivra jusqu’à vendredi, selon un communiqué du TSJC.
Procédure judiciaire et contexte
Puisque Lluís Puig réside actuellement en Belgique, où il s’est réfugié en 2022 après avoir été accusé de malversation lors des événements du 1er octobre, il comparaitra par vidéoconférence. Ce procès, qui devait initialement se tenir en novembre dernier, avait été reporté en raison de l’impossibilité de le citer.
Accusations portées par la justice
La justice accuse Lluís Puig ainsi que l’ancien conseiller Santi Vila d’avoir désobéi à des résolutions judiciaires. Santi Vila sera jugé à une date ultérieure devant un tribunal pénal à Barcelone. Selon le ministère public, Vila a été notifié pour transférer des biens artistiques au Monastère de Sijena, situé à Huesca. Bien que Vila ait effectué le transfert de certains biens, il n’a pas restitué 44 pièces du musée de Lérida.
Pénalités envisagées
Le ministère public réclame une amende de 11 mois avec un tarif quotidien de 18 euros, soit un total de 5 940 euros, ainsi qu’une inhabilité spéciale pour exercer un mandat public pendant deux ans. Ils demandent également que Puig et Vila indemnisent la Diputación General de Aragón pour les frais encourus en raison du transfert des œuvres.
Statut juridique de Lluís Puig
Puisqu’il est député au Parlement par Junts, Lluís Puig sera jugé par le TSJC en tant qu’afforé, tandis que Santi Vila, qui n’est plus dans cette position, sera jugé par un tribunal pénal de Barcelone. En septembre 2022, à deux semaines d’un procès initialement prévu à Huesca, Puig a demandé que l’affaire soit transférée au TSJC en raison de son statut d’afforé.
Décision du Tribunal Suprême
Le Tribunal suprême a finalement renvoyé l’affaire devant le TSJC, arguant que la désobéissance de Puig a eu lieu en Catalogne, où il exerçait ses fonctions à l’époque. Cette décision rejette l’argument du ministère public selon lequel la désobéissance aurait eu lieu à Huesca, le point de destination des œuvres à transférer.

