Deux véhicules de l’administration pénitentiaire ont été incendiés dans l’enceinte de la maison d’arrêt de Chambéry, dans la nuit de lundi à mardi. Le procureur parle d’une enquête de flagrance pour destruction par moyens dangereux et souligne qu’il y a bien un caractère volontaire des faits. L’incident intervient au moment où les syndicats réclament des moyens supplémentaires pour renforcer la sécurité et la surveillance. La direction de l’établissement et les services pénitentiaires insistent sur les risques liés à la surpopulation et à la sécurité du personnel.
Chambéry: deux véhicules de la maison d’arrêt incendiés durant la nuit
Selon le procureur Xavier Sicot, « enquête de flagrance pour destruction par moyens dangereux est en cours. Il y a bien un caractère volontaire des faits », a déclaré le magistrat, confirmant une information du Dauphiné Libéré. Les deux véhicules « étaient garés l’un à côté de l’autre » sur le parking de l’établissement pénitentiaire, a ajouté le magistrat sans plus de détails. « Une nouvelle fois, le système pénitentiaire est attaqué », a dénoncé Gwenaël Joly, le directeur de l’établissement, auprès du Dauphiné. D’après les images de vidéosurveillance, un homme cagoulé a fait irruption sur le parking, muni d’un jerrican, avant de mettre feu à un camion.

Réactions et chiffres clés
Les syndicats CGT Pénitentiaire, UFAP et SPS ont réclamé dans un communiqué « l’évolution et la modernisation des caméras de surveillance » ou encore « des moyens matériels et humains renforcés, à la hauteur des risques encourus par les personnels pénitentiaires ».
La maison d’arrêt de Chambéry disposait de 93 places dont 30 pour la semi-liberté pour 156 détenus, soit une surpopulation carcérale de 167,7 % au 1er janvier 2024, selon les chiffres du ministère de la Justice.
La direction a aussi évoqué le contexte sécuritaire, et le récit de l’incident est resté inchangé: « Une nouvelle fois, le système pénitentiaire est attaqué », a précisé Gwenaël Joly auprès du Dauphiné.
