Le roi Felipe VI et la reine Letizia d’Espagne se sont rendus mardi 20 janvier à Adamuz, en Andalousie, théâtre de la collision entre deux trains, un drame qui a fait au moins 41 morts selon le dernier comptage en matinée et plusieurs dizaines de blessés, certains en soins intensifs. Cette tragédie a conduit le gouvernement à décréter un deuil national de trois jours et a rendu nécessaire le recueillement des familles et des secours. Les souverains ont rencontré les équipes de secours et se sont rendus au chevet des blessés, avant d’entamer une visite dans la région.
À Adamuz, le déplacement des souverains et l’hommage rendu aux secours
À l’instant où ils arrivaient sur les lieux, le couple royal a serré la main des intervenants et a exprimé son soutien aux familles des victimes et aux rescapés, selon des journalistes de l’AFP. Le déplacement s’inscrit dans le cadre d’un deuil national annoncé par le gouvernement.

Des chiffres qui évoluent et des questions de sécurité
Le bilan est évolutif. Selon les autorités espagnoles, il est passé à 41 morts dans la matinée et 39 personnes hospitalisées, dont treize en soins intensifs, tandis que certaines sources évoquent 40 morts. Les chiffres varient selon les moments et les sources officielles.
Qu’est‑il arrivé aux deux trains à grande vitesse qui sont entrés en collision dimanche soir dans la petite ville d’Adamuz ? Selon les premiers éléments d’enquête, les deux trains respectaient les limitations de vitesse, ce qui laisse place à diverses hypothèses; une rupture de soudure sur la voie est évoquée par certains éléments de l’enquête.
« Tout indique que cela va être lent », a déclaré Juanma Moreno, président de la région d’Andalousie, expliquant que les débris pourraient ralentir les opérations de relève et d’identification.
Réactions et suites attendues
Le Premier ministre Pedro Sánchez a décrété trois jours de deuil national et a assuré que les autorités mettront tous les moyens à disposition des familles et des investigations.
Selon BFMTV, le président de la compagnie ferroviaire Iryo a déclaré : « J’ai parlé avec les machinistes, ils ne savent pas du tout ce qui a pu se produire », et a ajouté : « C’est un déraillement très étrange ». Ces éléments ont été relayés par les médias et alimentent le cadre d’enquête déjà ouvert.
Les autorités indiquent qu’elles communiqueront les résultats de l’enquête dès que possible et que la priorité est l’assistance aux proches et la sécurisation du réseau.
