Après l’usage de l’article 49.3 pour faire adopter la partie recettes du budget de l’État pour 2026, les motions de censure déposées par les oppositions ne seront pas soutenues par les députés de droite.
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« Il ne serait pas sérieux de faire tomber le gouvernement » dans ce contexte international, a affirmé le président du groupe Droite Républicaine (LR) à l’Assemblée nationale Laurent Wauquiez ce mercredi 21 janvier.
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Contexte du recours au 49.3 et posture des partis
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Sébastien Lecornu a engagé mardi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l’État pour 2026, malgré la promesse faite lors de sa nomination. Faisant part de son « amertume » et de ses regrets, il a reconnu devoir « revenir sur (sa) parole ». « Mais en même temps, pour tenir ma parole, il faudrait que je m’entête », ce qui ne permettrait pas l’adoption rapide d’un budget, nécessaire tant pour renforcer le budget des armées que pour répondre à la colère agricole.
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« Dans le contexte international de danger qui est celui de la France et de menace d’une guerre commerciale, il ne serait pas sérieux de faire tomber le gouvernement et de laisser la France sans budget », a-t-il déclaré devant l’Association des journalistes parlementaires.
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Deux motions de censure à l’Assemblée, le PS en sauveur de Lecornu. Après l’échec de la première lecture, en décembre, le gouvernement a rapidement constaté en janvier l’impossibilité de faire adopter le budget via un vote, écologistes et communistes ayant quitté la table des discussions, tandis que le PS confirmait ne pouvoir voter pour le texte.
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Restaient au Premier ministre deux outils, l’ordonnance budgétaire et le 49.3. S’il a dit jusqu’au bout n’exclure ni l’un ni l’autre, le gouvernement a finalement choisi le second, « plus démocratique et plus respectueux du Parlement », a expliqué lundi la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
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Réactions des groupes et trajectoire budgétaire pour 2026
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La France insoumise a immédiatement annoncé lundi qu’elle déposerait une motion de censure, « contre ce budget et pour la dignité du Parlement ». Même chose au RN, où Marine Le Pen a dénoncé des « annonces (budgétaires) irresponsables pour acheter le PS au mépris de l’intérêt national ».
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Mais le PS ne devrait pas les voter, convaincu que le 49.3 est la « moins mauvaise des solutions » et qu’il a obtenu sur le fond des victoires substantielles, ce qui devrait permettre à Sébastien Lecornu de se maintenir à Matignon.
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Prochaines étapes et implications pour le Gouvernement
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Les jours à venir pourraient voir le gouvernement exploiter soit l’ordonnance budgétaire, soit persister avec le 49.3, selon l’évolution des débats. Le gouvernement rappelle que le choix s’inscrit dans une dynamique où le budget 2026 doit être adopté sans compromettre les capacités de l’État, notamment les armées.
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Maud Bregeon a réaffirmé que le renforcement du Parlement guide les choix, résumant l’option budgétaire comme « plus démocratique et plus respectueux du Parlement ».
