Un nouveau bilan sur le drame ferroviaire survenu en Espagne évolue ce mercredi, avec un chiffre officiel de 43 morts à Adamuz, en Andalousie. Quarante et une dépouilles ont été identifiées à ce stade, et un nouveau corps a été retrouvé ce matin, portant le total à 43 décès. L’entité publique chargée du suivi de la catastrophe (CID) précise les détails dans un communiqué et les enquêteurs s’interrogent sur les causes. « a déjà identifié pratiquement la totalité des victimes de l’accident ferroviaire d’Adamuz. Au total, 41 victimes ont été complètement identifiées. Par ailleurs, un nouveau corps a été retrouvé ce matin sur le lieu du sinistre, portant à 43 le nombre de personnes décédées », écrit ainsi le CID dans un communiqué, près de trois jours après le drame encore inexpliqué.

Adamuz : bilan actualisé et identifications
Après l’annonce du CID, les autorités poursuivent le décompte des victimes et l’identification des dépouilles. Les chiffres publiés indiquent que 41 victimes ont été entièrement identifiées et que le nombre de morts atteint désormais 43, avec la découverte d’un nouveau corps sur place. L’enquête porte sur les causes de la collision entre deux trains à grande vitesse et exclut pour l’instant une action délictueuse, selon le gouvernement. Les secours et les familles attendent des informations officielles sur le déroulement des faits et les responsabilités possibles.
Mardi, en périphérie de Barcelone, un second accident de train a fait au moins un mort et plusieurs blessés graves; les détails fournis par les autorités et les représentants du secteur restent compatibles avec une situation de crise sur le réseau ferroviaire, et les enquêteurs poursuivent les relevés et les analyses techniques. Le train régional impliqué dans cet incident a percuté un mur de soutènement qui s’est effondré sur la voie après un glissement de terrain. Les deux trains à grande vitesse, qui roulaient à plus de 200 km/h, transportaient au total plus de 500 passagers.
Contexte et hypothèses sur les causes
Les autorités souhaitent faire la lumière sur les causes possibles de la catastrophe d’Adamuz et la sécurité du réseau à grande vitesse espagnol. L’enquête exclut l’hypothèse d’un acte de sabotage, et les discussions portent sur un défaut dans la voie, notamment une rupture du rail de plus de 30 centimètres, selon le quotidien El Mundo. Inauguré en 1992, le réseau à grande vitesse espagnol est le deuxième plus important au monde après celui de la Chine et comprend aujourd’hui environ 4 000 kilomètres de voies ferrées de ce type.
Sur le plan opérationnel, l’enquête suit aussi le rôle des opérateurs: l’accident principal impliquait des trains exploités par l’opérateur privé Iryo — filiale à 51 % du groupe public Ferrovie dello Stato (Trenitalia) — et la Renfe, compagnie nationale espagnole. Le secteur demeure en période de réévaluation de la sécurité et de l’organisation du trafic, alors que la zone d’Adamuz attire l’attention du public et des autorités.

