Le Pack nouveau départ, dispositif lancé en décembre 2023 pour aider les femmes victimes de violences conjugales à quitter leur conjoint, a accompagné 2 000 bénéficiaires selon la ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, Aurore Bergé. « Aujourd’hui, sur ces 2 000 femmes, 300 sont sorties du Pack nouveau départ, ce qui signifie qu’elles ont bénéficié de l’accompagnement nécessaire, qu’elles ont pu quitter le conjoint qui leur faisait subir des violences, qu’elles ne sont pas revenues en arrière sur leurs décisions et qu’elles ont repris une nouvelle vie », a-t-elle déclaré à l’AFP. Lancé et déployé dans douze départements, le dispositif mobilise des services publics et des associations pour ouvrir des droits et accompagner vers l’autonomie. L’objectif est d’étendre le dispositif à au moins dix nouveaux départements au mois de mars et de renforcer la formation des professionnels en contact avec ces femmes.
Bilan des premiers mois du Pack nouveau départ
Selon les chiffres fournis, 300 femmes sur les 2 000 accompagnées ont quitté le conjoint et ont repris une nouvelle vie grâce au dispositif. Le dispositif mobilise des acteurs publics — notamment la Caisse d’Allocations Familiales et France Travail — ainsi que des associations, pour leur ouvrir des droits et proposer un accompagnement pluridisciplinaire (logement, emploi, santé mentale, aide juridictionnelle). La durée moyenne d’accompagnement est estimée entre quatre et six mois par personne.

La ministre précise aussi que ce dispositif est déployé dans douze départements et que l’objectif est d’étendre à au moins dix nouveaux départements au mois de mars, lors de ses déplacements dans l’Oise. Dans chaque département, c’est entre 30 à 60 associations, opérateurs et collectivités qui collaborent et se complètent sur les différents aspects de prise en charge (travail, logement, scolarisation des enfants, aide juridictionnelle, santé mentale…), souligne-t-elle.
Perspectives et extension du dispositif
En perspective, l’objectif est d’étendre le Pack nouveau départ à « au moins dix nouveaux départements au mois de mars », selon la ministre, en déplacement sur ce thème dans l’Oise. La ministre ajoute que « Cent pour cent des femmes aujourd’hui accompagnées en dispositif ont été détectées » par les services publics et les associations, signe d’une meilleure formation des professionnels.

Dans chaque département, c’est entre 30 à 60 associations, opérateurs et collectivités qui collaborent et se complètent sur les différents aspects de prise en charge (travail, logement, scolarisation des enfants, aide juridictionnelle, santé mentale…), souligne-t-elle.
