Une campagne de testing menée par SOS Racisme en 2025 révèle une discrimination dans l’immobilier, avec près d’une agence sur deux qui accepte ou facilite ces demandes discriminatoires lors de l’accès au logement. Sur 198 agences contactées, 102 auraient refusé toute discrimination, tandis que 96 auraient été prêtes à discriminer, directement ou par complaisance, selon le rapport. Le droit interdit explicitement ces pratiques et la campagne souligne une persistance du phénomène, malgré les interdictions.
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Des chiffres qui reflètent une discrimination persistante
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Selon le décompte, 102 agences, soit un peu plus de 51 %, ont affirmé leur refus de toute sélection fondée sur l’origine, tandis que 96 agences se sont montrées prêtes à discriminer, de manière directe ou par complaisance. Pour SOS Racisme, ces résultats démontrent une persistance du phénomène et rappellent les écarts observés lors d’épreuves précédentes.
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Réactions et mesures annoncées
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À la suite de la publication, la ministre de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a rappelé que la discrimination raciale est illégale et a annoncé la mise en place d’une formation obligatoire sur les discriminations pour tous les agents immobiliers. Elle a ajouté qu’un décret, préparé avec le ministre du Logement, devait être signé « dans les prochaines semaines » afin d’étendre ce dispositif et de rendre la formation continue plus contraignante.
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La Fnaim et les appels à des sanctions
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La Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) a condamné ces pratiques et a souligné qu’elles confirment des tendances déjà observées. Son président, Loïc Cantin, parle d’un « véritable fléau » et appelle à des formations assorties d’un régime de sanctions plus effectif contre les agences fautives. La fédération rappelle qu’elle reste engagée à accompagner la profession vers une meilleure conformité, notamment grâce à des outils de sensibilisation et à la formation continue.