La gauche française est confrontée à un débat autour d’une primaire unitaire pour 2027, portée par le projet appelé « Front populaire 2027 ». Un scrutin est annoncé pour le 11 octobre et les organisateurs tentent de rallier les candidats en tête dans les sondages, qui refusent pour l’instant d’y participer: Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann. Le fondateur de Place publique, Raphaël Glucksmann, a réitéré son refus de ce processus, estimant que « est une volonté de ne pas choisir entre les deux pôles qui existent à gauche » et appelant ses partenaires socialistes à construire une « plateforme commune ». En parallèle, les soutiens de la candidature considèrent qu’une unité est nécessaire pour donner du poids à la gauche lors de l’élection présidentielle.
PS et unité de la gauche face au projet « Front populaire 2027 »
Lors d’une conférence de presse, le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, a insisté sur la nécessité d’un alignement des partenaires de gauche: « À la fin, on a une obligation, c’est d’y aller tous ensemble, sinon nous serons spectateurs de cette élection présidentielle », a-t-il martelé. Il a ajouté que le PS devait se présenter avec les mêmes partenaires que pour les municipales de mars, notamment les Écologistes. Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de divisions internes; certains opposants au premier secrétaire, comme Nicolas Mayer-Rossignol et Carole Delga, craignent que le vote des militants unitaires ne profite pas à un socialiste.

Réactions et enjeux pour 2027
Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, a récemment jugé dans Le Point que Raphaël Glucksmann était « prêt pour 2027 », réagissant à l’idée d’une fédération renforcée autour d’un large rassemblement. « Le projet est le préalable à toute union crédible, solide et sérieuse. Après viendra le temps de savoir qui le portera dans un large rassemblement », a-t-elle rappelé. D’autres sources évoquent les réserves des uns et les soutiens des autres, qui estiment que l’unité ne peut être imposée par l’appareil et nécessitera des compromis sur le programme et les candidatures. La gauche demeure divisée sur la participation à la primaire, et les discussions se poursuivent, avec des appels à une approche plus crédible et efficace.
