Isabelle Nanty, 64 ans, revient sur le grave accident de voiture qui a bouleversé sa vie le 12 septembre et décrit les mois de rééducation qui ont suivi. Invitée à RTL le 27 janvier pour un entretien sur Face à Fogiel, l’actrice évoque une hospitalisation prolongée, le port d’une minerve et la progression lente de ses capacités. Elle remercie également les soignants pour leur soutien et précise que le retour au travail dépendra de sa capacité à reprendre toutes ses fonctions. Cet entretien éclaire les enjeux d’une rééducation longue et d’un retour progressif à l’écran.

Isabelle Nanty et les détails de l’accident
Selon les récits publiés, l’actrice était à Aurillac pour un tournage et a été conduite près d’un chauffeur VTC lorsque le véhicule a quitté l’autoroute A10 près du péage de Saint-Arnoult dans les Yvelines. Dans son récit, elle décrit des minutes de chaos et un appareil sanitaire capable de sauver sa vie: « Je n’ai eu ni peur ni mal. Je me suis seulement dit que c’était à ce moment-là que j’allais mourir, puis non. J’ai tout de suite essayé de bouger mes pieds et mes mains, ça marchait. J’avais beaucoup de mal à respirer parce que j’avais dix fractures aux côtes et le sternum enfoncé par la ceinture qui m’a sauvée. »
À Percy, l’hôpital militaire, la radiologie a révélé une fracture de la cervicale C2, une blessure considérée comme critique: « La cervicale numéro 2, normalement, c’est la mort ou la tétraplégie », explique-t-elle, après l’examen. Elle précise avoir été immobilisée et transférée chez elle après plusieurs mois d’hospitalisation, encore sous minerve et sous surveillance médicale.
Rééducation et perspectives
La rééducation s’est organisée avec prudence et patience: « On commence à me retirer le corset. Je vais commencer à bouger la tête », indique-t-elle, tout en poursuivant des séances de neuropsychologie pour réapprendre à se concentrer et réexercer sa mémoire. Elle souligne aussi la gratitude envers les soignants qui l’ont dorlotée et obligée à arrêter, rappelant qu’elle était jusqu’alors en suractivité et n’a pas cherché à porter plainte contre le chauffeur.
Le retour à l’écran reste une perspective lointaine mais envisagée au printemps: elle prévoit de terminer la série qu’elle tournait pour TF1 avec les capacités que j’aurai. Elle affirme aussi son désir de vivre et de retrouver une vie normale: « J’ai envie de rire, j’ai envie de voir mes amis, j’ai envie d’être avec ma fille, j’ai envie de vivre et de trouver une bonne plage où je pourrais aller faire un bon bain de mer. C’est mon premier truc que je ferai quand je pourrai ». J’ai rencontré des gens tellement géniaux que je serais indigne de me mettre dans un combat qui est indigne de ces gens que j’ai rencontrés. Les gens se battent avec ce qu’ils peuvent dans leur vie pour travailler. Il n’a pas voulu me mettre dans cet état », a-t-elle déclaré.
