En Autriche, la pratique consistant à facturer des assiettes vides lorsque des clients partagent un plat se répand dans certains restaurants, selon plusieurs témoignages relayés par les médias locaux. Des clients ont raconté avoir vu leur addition s’allonger de plusieurs euros pour des assiettes supplémentaires, notamment huit euros dans des cas signalés en août 2024. Des restaurateurs expliquent que la pression sur les coûts pousse à valoriser le travail et à compenser des loyers élevés. Cette pratique se remarque aussi dans d’autres pays, et en France les planches à partager gagnent en popularité, alimentant le débat sur les pratiques tarifaires.

En Autriche, la pratique se développe malgré les critiques
Thomas Peschta, président de la division gastronomie de la Chambre de commerce de Vienne, rappelle sur Heute.at que l’augmentation des coûts pousse certains restaurateurs à considérer la « reconnaissance et valorisation du travail » comme une justification. « Fondamentalement, il s’agit simplement d’une question de reconnaissance et de valorisation du travail. »
Ernst Pühringer, gérant d’un établissement, affirme que le partage entre clients est « une mauvaise habitude qui a dégénéré » et précise qu’il facture 1,80 euro pour chaque assiette supplémentaire lorsque le chiffre d’affaires le permet. Il souligne aussi que la facturation dépend de la situation, par exemple lorsqu’une mère partage un repas avec son enfant.
Des coûts qui s’expliquent par la pression économique
La pratique se serait démocratisée dans plusieurs pays, dont la Suisse et la France, les grandes villes étant particulièrement concernées par la consommation de planches à partager. Pour l’industrie, il s’agit d’équilibrer les coûts et d’assurer un chiffre d’affaires suffisant, même si les avis divergent et que des clients estiment ces frais injustifiés.