Carlos Alcaraz, numéro un mondial, s’est hissé en finale de l’Open d’Australie après un duel marathon contre Alexander Zverev, remporté en cinq sets (6-4, 7-6 (7/5), 6-7 (3/7), 6-7 (4/7), 7-5) après plus de cinq heures de jeu.
Alcaraz en finale de l’Open d’Australie après un marathon contre Zverev
Le match a tenu toutes ses promesses, avec des échanges intenses et des montées en puissance dans les moments décisifs. Zverev a mené dans la cinquième manche, mais l’Espagnol a puisé dans ses ressources pour revenir et conclure sur sa première balle de match après 5 h 27 de duel.

Victime de douleurs aux cuisses, Alcaraz a été momentanément incapable de plier les jambes et de se mouvoir durant environ une heure, pendant que Zverev revenait dans le match. À mesure que la douleur s’est dissipée, l’Espagnol a retrouvé sa mobilité et sa vélocité dans les échanges décisifs du cinquième set.
« J’y ai cru, tout le temps. Je dis toujours qu’il faut croire en soi quelle que soit la situation. Physiquement, c’était l’un des matchs les plus difficile de ma courte carrière, mais j’avais déjà joué ce type de match et je savais que je devais y mettre tout mon cœur », a déclaré Alcaraz après avoir vécu une terrible alerte physique alors qu’il menait deux sets à zéro.
Dimanche, il affrontera le vainqueur du duel entre Jannik Sinner et Novak Djokovic pour tenter d’ajouter un septième titre du Grand Chelem à son palmarès.
Des chiffres et perspectives après un parcours historique
À 22 ans et 272 jours à la fin du tournoi, Alcaraz devient le plus jeune joueur de l’ère Open à atteindre les quatre finales majeures, devant Jim Courier en 1993. Il a déjà remporté six titres du Grand Chelem et pourrait devenir le plus jeune à décrocher un titre dans chacun des quatre tournois du Grand Chelem.
Le match figure aussi parmi les plus longs de l’histoire de l’Open d’Australie: la finale Djokovic–Nadal en 2012 dure 5 h 53, et cet épisode du tournoi rappelle la dimension historique de ces affrontements.