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Des explosions ont retenti dans le secteur de l’ambassade des États-Unis à Bagdad, après une vague d’attaques menée au moyen de drones et de roquettes qui a déclenché l’activation des défenses antiaériennes en plein centre de la capitale irakienne. Les autorités et des témoins ont fait état d’au moins cinq drones impliqués dans l’assaut, la plus intense depuis le début des hostilités récentes. Selon des observations sur place, deux appareils ont été abattus tandis qu’un troisième s’est écrasé à l’intérieur du périmètre de l’ambassade, provoquant des flammes et d’importants panaches de fumée.
Interception et dommages signalés
Les défenses aériennes ont d’abord engagé une première cible puis une seconde quelques minutes plus tard pour protéger le complexe diplomatique. Des témoins ont entendu une forte déflagration et décrit une scène d’incendie à l’intérieur du site. Les autorités irakiennes ont indiqué avoir procédé à des vérifications sur les lieux, sans faire état pour l’instant de pertes humaines significatives.
Parallèlement, d’autres appareils et positions ont été visés dans plusieurs régions du pays, et les forces de défense ont annoncé avoir neutralisé des menaces similaires en territoire kurde, notamment des tentatives d’atteinte à la ville d’Erbil et à son aéroport.
Victime au sein des Kata’ib Hezbollah et succession
La formation armée Kata’ib Hezbollah a annoncé la mort de son responsable de la sécurité, connu sous le nom d’« Abu Ali al-Askari », sans préciser les circonstances ni la date exacte du décès. Le groupe a indiqué, par un communiqué bref émanant de son secrétaire général, avoir nommé « Hajj Abu Mujahid al-Assaf » pour lui succéder à la tête des questions sécuritaires.
Un responsable de la sécurité irakien a par ailleurs affirmé que la personne identifiée comme Abu Ali al-Askari correspondrait au dirigeant nommé Abu Ali al-Amiri, tué lors d’une frappe aérienne au secteur d’al-Arassat au début du week-end. Abu Ali était régulièrement la voix médiatique du groupe et signait ses communiqués, dont un message diffusé début mars avertissant Washington.
Un nouveau palier dans l’escalade militaire
Les dernières heures ont été marquées par une escalade généralisée, avec des frappes aériennes signalées contre des sites liés aux forces populaires et à des factions armées, ainsi que des attaques par drones visant des cibles civiles et militaires. Parmi les lieux touchés ou visés figurent un camp de soutien logistique près de l’aéroport de Bagdad, l’hôtel Al-Rashid dans la Zone verte et le champ pétrolier de Majnoon, dans le sud.
- Jurf al-Sakhr (gouvernorat de Babyl) : frappe signalée contre un siège;
- Al-Qaem (ouest) : point de contrôle visé;
- Champ pétrolier de Majnoon (Bassorah) : frappes répétées — les travailleurs étrangers avaient quitté le site avant l’attaque;
- Erbil : tentatives d’attaque déjouées contre la ville et son aéroport.
Bagdad a également enregistré une série d’incidents par drones, dont l’impact sur l’hôtel Al-Rashid, qui a été décrit comme n’ayant pas causé de pertes humaines notables après vérification des autorités. Le gouvernement irakien a averti que ces « agressions terroristes » auront des répercussions graves.
Accusations et absence de revendication
Des factions pro-iraniennes ont pointé du doigt les États-Unis et Israël comme instigateurs de certaines frappes, tandis qu’aucune des deux puissances n’a officiellement revendiqué ou confirmé sa responsabilité. Dans ce climat de tensions accrues, les affrontements et les ripostes militaires se poursuivent, plongeant la capitale et plusieurs régions irakiennes dans une vive inquiétude sécuritaire.