L’Iran a annoncé officiellement la mort d’Ali Larijani, figure politique majeure du pays et secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, tué dans une frappe aérienne que Téhéran attribue à ses ennemis. L’annonce est intervenue dans la nuit de mardi à mercredi, provoquant une montée immédiate des tensions régionales et des promesses de représailles de la part des autorités iraniennes.
Les circonstances de l’attaque
Les médias iraniens ont indiqué que la frappe visait la maison de la fille d’Ali Larijani et que l’ancien responsable était présent au moment de l’attaque. Il était accompagné, selon ces mêmes sources, de son fils Morteza, du responsable de la sécurité du secrétariat du Conseil, Ali Reza Bayat, ainsi que d’autres proches collaborateurs, qui auraient également péri.
Parallèlement, Téhéran a signalé la mort d’un autre haut responsable, le commandant des forces de mobilisation populaire (Bassidj), Gholam Reza Soleimani, lors d’une frappe distincte. Ces événements ont déclenché un deuil national et des funérailles prévues à Téhéran.
Une riposte balistique revendiquée
Quelques heures après l’annonce de l’assassinat, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a revendiqué une attaque balistique massive contre la zone de Tel-Aviv, affirmant que des salves de missiles à ogives multiples avaient touché plus d’une centaine de cibles militaires et sécuritaires.
Le CGRI a également avancé des bilans préliminaires chiffrant à plus de 230 le nombre de morts et blessés côté israélien. Ces chiffres proviennent des communiqués officiels iraniens et n’ont pas été confirmés de manière indépendante.
Réactions officielles et promesses de représailles
Les responsables iraniens ont multiplié les déclarations hostiles après la mort d’Ali Larijani. Le président a assuré que la « ligne de la résistance » perdurerait malgré la disparition du dirigeant, tandis que le chef du pouvoir judiciaire a promis que le sang du défunt serait vengé.
Le CGRI a publié un message ferme, qualifiant Larijani de « martyr » et affirmant que sa mort renforcerait la détermination iranienne face à ce qu’il décrit comme une coalition d’ennemis. Les autorités ont explicitement mis en cause les acteurs qu’elles tiennent pour responsables et promis une réponse « décisive ».
Mobilisation intérieure et enterrements
Les cérémonies d’hommage et d’enterrement, organisées à Téhéran, devraient rassembler des responsables politiques, des chefs militaires et de larges pans de l’opinion publique. Le deuil officiel intervient aussi sur fond d’autres tragédies récentes, notamment la mort de plus de quatre-vingts marins iraniens dans le naufrage d’une frégate au large du Sri Lanka, qui a intensifié la commotion nationale.
Dans les heures qui suivent ces événements, la situation reste extrêmement volatile. Les autorités iraniennes promettent des représailles et affichent leur volonté de poursuivre ce qu’elles qualifient de « voie de la résistance », tandis que la communauté internationale observe la montée des tensions entre Téhéran, Israël et les États-Unis.