Un sous-marin nucléaire britannique, le HMS Anson, a été déployé en mer d’Arabie, équipé de missiles de croisière Tomahawk, a rapporté la presse britannique. Ce déploiement offre au Royaume‑Uni une capacité de frappe à longue portée dans une région marquée par des tensions croissantes avec l’Iran.
Capacités et positionnement
Selon le reportage, le HMS Anson est armé de missiles de croisière Tomahawk de la série « block » capables d’atteindre des objectifs terrestres à près de mille milles nautiques, ainsi que de lourds torpilles Spearfish. Le submersible aurait quitté le port de Perth, en Australie‑Occidentale, le 6 mars et serait désormais positionné en eaux profondes au nord de la mer d’Arabie.
Un responsable cité par la presse a indiqué que le sous‑marin resterait discrètement dissimulé : seuls le Premier ministre, le commandant des opérations et le service des forces sous‑marines seraient informés de sa position, tandis que son emplacement ne serait pas rendu public.
Réponse du ministère de la Défense
Le ministère de la Défense britannique a refusé de commenter le lieu exact du déploiement. Un porte‑parole a déclaré que le ministère n’était pas en mesure de fournir des détails opérationnels précis sur des missions ou des dispersions spécifiques, tout en ajoutant que les capacités britanniques dans la région sont régulièrement réévaluées.
Sécurité du détroit d’Hormuz
Parallèlement, Downing Street a annoncé avoir autorisé l’utilisation des bases britanniques par les États‑Unis pour conduire des frappes contre des sites iraniens qui cibleraient le détroit d’Hormuz, étendant ainsi une permission jusque‑là limitée aux seules opérations défensives.
Les autorités britanniques expliquent que cet élargissement vise à soutenir la « défense collective du droit de légitime défense » et à assurer la protection des navires dans ce passage stratégique.
Scénarios d’engagement
Des sources de la défense indiquent que le chef des opérations interarmées britannique, Nick Perry, pourrait donner l’ordre d’engager le feu si le Premier ministre lui en donne mandat. Dans ce cas de figure, le rapport précise que le HMS Anson remonterait proche de la surface pour lancer une salve d’environ quatre missiles.
Coalition pour la protection des voies maritimes
Un communiqué conjoint fait état de la disponibilité de six pays à participer à des « efforts appropriés » pour garantir la sécurité du passage par le détroit d’Hormuz. Les États mentionnés sont :
- Royaume‑Uni
- France
- Allemagne
- Italie
- Pays‑Bas
- Japon
Ces pays ont condamné les attaques iraniennes contre des navires commerciaux dans le Golfe et appelé à un arrêt immédiat des agressions visant les infrastructures pétrolières et gazières. Ils ont aussi exprimé leur intention d’appuyer les États les plus touchés via des mécanismes internationaux.
Échanges de frappes et ripostes
Le reportage évoque par ailleurs une escalade plus large dans la région : il affirme que, depuis le 28 février, Israël et les États‑Unis auraient mené des frappes contre des cibles en Iran, provoquant un grand nombre de victimes parmi les cadres sécuritaires, et que Téhéran aurait répondu en lançant missiles et drones vers Israël.
Le texte ajoute que l’Iran vise également ce qu’il qualifie d’intérêts américains dans plusieurs pays de la région, des opérations qui auraient causé des morts, des blessés et des dégâts à des infrastructures civiles, suscitant l’indignation des États concernés.