Le Hezbollah a affirmé avoir mené 93 attaques contre des objectifs israéliens jeudi, au moment où les Gardiens de la révolution iraniens déclenchaient la 83e vague de l’opération « Promesse véridique 4 ». Selon les bilans rapportés dans la région, ces frappes ont entraîné la mort de trois Israéliens et fait plusieurs blessés.
En لبنان, un correspondant d’Al Jazeera a indiqué que cette salve constituait l’offensive la plus importante menée en une seule journée depuis le 2 mars. D’après les communiqués du mouvement, les opérations ont mobilisé des roquettes, des missiles antichars et des drones explosifs, tout en visant à empêcher des tentatives d’infiltration et d’avancée au sol.
Dans une série de messages, le Hezbollah a dit avoir visé à la fois des forces, des véhicules et des quartiers généraux israéliens, dont le siège du ministère de la Défense et le commandement du front nord de l’armée. Le mouvement affirme également avoir frappé 16 colonies, 17 sites militaires, 27 rassemblements de soldats israéliens et 28 chars Merkava.
Le groupe a aussi signalé cinq affrontements à l’arme légère et moyenne avec des unités israéliennes dans la ville de Khiyam ainsi que dans les localités de Deir Seryane, Qantara et Naqoura, dans le sud du Liban. Ces combats se sont déroulés dans un contexte d’intensification des échanges de feu sur la frontière.
Une journée marquée par des tirs massifs
La chaîne israélienne 24 a, de son côté, rapporté que le Hezbollah aurait lancé environ 600 roquettes et drones en 24 heures, la plupart visant l’armée israélienne dans le sud du Liban. Cette cadence illustre l’ampleur des opérations revendiquées de part et d’autre du front.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, les Gardiens de la révolution ont annoncé avoir lancé la 83e vague de l’opération « Promesse véridique 4 », en utilisant des systèmes de missiles à longue et moyenne portée à propergol solide et liquide. Ils ont également évoqué des missiles de précision à têtes multiples, ainsi que des drones suicides et de croisière.
Sur le terrain, l’escalade continue de peser lourdement sur le bilan humain. L’armée israélienne a annoncé la mort de deux militaires et la blessure de quatre autres, dont deux officiers, lors des combats en cours dans le sud du Liban. Par ailleurs, un Israélien a été tué et 35 autres personnes ont été blessées dans des attaques venues d’Iran et du Liban, selon les médias israéliens.
Bilan humain et montée des tensions régionales
Depuis le 28 février, Israël et les États-Unis mènent des frappes contre l’Iran, qui ont fait au moins 1 500 morts, parmi lesquels des centaines d’enfants et de femmes, et plus de 15 000 blessés, selon les chiffres rapportés. Au Liban, le bilan depuis le 2 mars atteint 1 094 morts et 3 119 blessés, tandis que plus d’un million de personnes ont été déplacées, d’après les autorités libanaises.
En retour, les ripostes menées depuis le sud du Liban par l’Iran et le Hezbollah ont causé au moins 18 morts et 5 045 blessés en Israël, où les autorités restent très discrètes sur l’ampleur des pertes humaines et matérielles. Des frappes iraniennes ont aussi touché des militaires américains, tandis qu’une attaque contre des installations civiles dans le Golfe a fait des morts et des blessés.
Cette nouvelle séquence confirme la montée d’un affrontement désormais multidirectionnel, entre le front libanais, les tirs iraniens et les réponses israéliennes. Alors que les annonces militaires se succèdent, la pression reste forte sur les populations civiles de part et d’autre des lignes de combat.