John Bolton estime que l’abattage de deux avions militaires américains par l’Iran a probablement plongé Donald Trump dans un état de « panique ». L’ancien conseiller à la sécurité nationale du président américain voit dans cette séquence un signal d’alerte majeur pour la Maison Blanche, alors que les tensions militaires avec Téhéran s’intensifient.
L’armée iranienne a notamment abattu un F-15E Strike Eagle au-dessus du territoire iranien, une première connue depuis le début de l’offensive américano-israélienne lancée le 28 février. Dans la foulée, Téhéran a affirmé que sa défense antiaérienne avait également touché un avion d’attaque A-10 Warthog.
Selon John Bolton, cité samedi par le site américain The Hill, l’absence de réaction publique forte et immédiate de Donald Trump montre que cette attaque « sape totalement la crédibilité » de la Maison Blanche. Il a ajouté que les blessures infligées, selon lui, à l’administration américaine relèvent avant tout de ses propres erreurs de calcul.
Bolton a aussi estimé que le président américain cherchait désormais une issue politique lui permettant d’annoncer une victoire et de se retirer du conflit avec l’Iran. Il a évoqué une possible volonté de sortir de la guerre, que cela passe ou non par une action préalable sur le détroit d’Hormuz, qu’il considère comme un point de tension stratégique majeur.
Les deux pilotes américains ont réussi à s’éjecter avant la chute de leurs appareils. Les forces américaines ont ensuite secouru l’un d’eux, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver le second. L’épisode souligne la vulnérabilité des opérations aériennes dans une zone devenue extrêmement instable.
Pour Bolton, même une éventuelle capture d’un pilote par l’Iran ne changerait pas la nature du conflit, mais constituerait un test de la détermination américaine. L’ancien responsable estime surtout que les hésitations de Donald Trump traduisent une absence d’anticipation complète des conséquences de cette escalade militaire.
Selon une source informée citée par The Hill, les opérations de recherche ont été lancées avec deux hélicoptères américains, qui ont essuyé des tirs iraniens avant de réussir à se dégager. Ces informations ont été transmises sous couvert d’anonymat en raison de leur sensibilité opérationnelle.