Des agents de la police de l’immigration américaine, notamment de l’ICE, peuvent continuer à porter des masques lors de leurs opérations en Californie, tout en restant identifiables, a décidé lundi une juge fédérale. Cette décision précise que le port du masque peut se faire sans masquer l’identité mais ils doivent être capables d’être identifiés.
La magistrate Christina Snyder a estimé que le texte californien connu sous le nom de « No Secret Police Act » discriminait illégalement les agents fédéraux en s’appliquant uniquement à eux et en exemptant la police locale, selon le texte de sa décision.
La procureure générale des États‑Unis, Pam Bondi, a revendiqué une victoire, au terme de cette procédure engagée par son département de la justice. « Nous continuerons à combattre et à gagner devant la justice pour défendre le programme du président en matière d’ordre public, et nous soutiendrons toujours nos formidables agents fédéraux chargés de faire appliquer la loi », a-t-elle écrit sur X.

Par ailleurs, la juge a indiqué qu’une interdiction générale du port du masque pourrait être compatible avec la Constitution si elle s’appliquait aussi aux forces de l’ordre locales.
Le coauteur du texte, Scott Wiener, sénateur californien, a annoncé qu’il allait amender le texte pour qu’il s’applique aussi aux agents locaux.
La juge Snyder a également maintenu l’obligation pour les agents ICE de s’identifier et d’afficher leur matricule.
Gavin Newsom, gouverneur démocrate de Californie, a réagi en déclarant que l’État « continuerait de défendre les droits civiques et notre démocratie ».
Dans les villes dirigées par des démocrates, l’usage de masques par des agents non identifiés et lourdement armés de l’ICE suscite la controverse et les rafles liées à l’immigration.