La norme européenne Euro 7, destinée à réduire l’usure et les microplastiques issus de l’abrasion des pneumatiques, sera appliquée en novembre 2026. Elle imposera un taux maximal d’usure et exigera que le taux d’usure soit mentionné sur l’étiquette du pneu et dans ses caractéristiques. Cette réforme vise à sortir du marché les pneus de moins bonne qualité tout en offrant une information plus précise à l’automobiliste. « Et c’est une très bonne chose, nous saluons l’arrivée de cette réglementation en France et en Europe. L’objectif est de sortir du marché les pneus de moins bonne qualité, qui s’usent très vite et qui polluent donc beaucoup », commente Dominique Stempfell.
Euro 7: application et objectifs
La plus grande avancée est la future application de la norme européenne Euro 7. Prévue pour novembre 2026, cette réglementation imposera un taux maximum d’usure aux fabricants et l’étiquette du pneu devra mentionner ce taux. Cette réforme vise à sortir du marché les pneus de moins bonne qualité, qui s’usent très vite et qui polluent donc beaucoup. « Et c’est une très bonne chose, nous saluons l’arrivée de cette réglementation en France et en Europe. L’objectif est de sortir du marché les pneus de moins bonne qualité, qui s’usent très vite et qui polluent donc beaucoup », commente Dominique Stempfell.
En ligne de mire, les marques chinoises : « D’un modèle à un autre, la gomme peut s’user trois à quatre fois plus vite », affirme le président du syndicat. Cette remarque souligne les défis pour les fabricants et les distributeurs qui devront s’adapter à une norme d’usure plus stricte. Les acteurs insistent sur l’importance d’une information claire pour les automobilistes.
Les pneus perdent en moyenne deux à quatre kilos de gomme tous les 40 000 kilomètres, ce qui souligne que le choix des pneumatiques n’est pas uniquement une affaire de sécurité. La norme Euro 7 prévoit l’obligation d’afficher le taux d’usure sur l’étiquette et les caractéristiques afin que l’automobiliste puisse faire des choix en connaissance de cause. Cette transparence est destinée à favoriser des décisions éclairées et à encourager les fabricants à améliorer la durabilité des pneus.
Reste que le taux d’usure du pneu, et donc son abrasion, ne dépendent pas que de la qualité du pneu mais aussi de la puissance du véhicule, du comportement du conducteur et du poids de la voiture. « Et de ce côté-là, ce sont les voitures électriques qui sont les plus lourdes. L’électrique contribue donc beaucoup à cette pollution par les microplastiques », rappelle le président du syndicat.

Impact sur les consommateurs et l’industrie
Du côté des matériaux, la filière explore l’usage de matières premières biosourcées à la place du caoutchouc, afin de réduire l’empreinte écologique des pneumatiques. « Les pneumatiques les plus avancés en la matière en contiennent déjà 60 %. Et dès que la filière sera au point, nous arriverons facilement à des pneus 100 % biosourcés », indique le président du syndicat. Cette évolution est présentée comme une étape clé pour répondre à la demande croissante d’options plus vertes, sans pour autant compromettre la sécurité.
Reste que le taux d’usure du pneu, et donc son abrasion, ne dépend pas que de la qualité du pneu mais aussi de la puissance du véhicule, du comportement du conducteur et du poids de la voiture. « Et de ce côté-là, ce sont les voitures électriques qui sont les plus lourdes. L’électrique contribue donc beaucoup à cette pollution par les microplastiques », rappelle le président du syndicat. Cette réalité pourrait orienter les choix industriels et les politiques publiques vers des solutions plus durables.