Des manifestations massives se poursuivent en Iran à la suite d’une vague de contestation contre le pouvoir. Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a pris la parole samedi 17 pour appeler à la fermeté et déclarer que les autorités devaient « par la grâce de Dieu […] briser le dos des séditieux ». Il a aussi visé le président américain Donald Trump, affirmant que « C’était un complot américain ». Selon l’ONG Iran Human Rights, la répression aurait fait au moins 3 428 morts et environ 20 000 arrestations, et les autorités ont coupé Internet pour limiter l’ampleur des images et des chiffres qui sortent du pays.

Propos du guide suprême et escalade de la répression en Iran
Dans son allocution, l’ayatollah Khamenei a déclaré que « par la grâce de Dieu […] briser le dos des séditieux », et qu’il n’envisageait pas la guerre mais n’épargnerait pas les criminels nationaux ni les criminels internationaux, « pire encore que les criminels nationaux, les criminels internationaux, nous ne les épargnerons pas non plus ». Il a aussi ciblé le président américain en affirmant que « Nous tenons le président américain pour coupable des victimes, des dégâts et des accusations qu’il a portées contre la nation iranienne ». Ces propos s’inscrivent dans une rhétorique de fermeté alors que les manifestations se poursuivent et que les autorités ont coupé Internet, selon les ONG. Selon l’ONG Iran Human Rights, la répression aurait fait au moins 3 428 morts et environ 20 000 arrestations.
Les autorités affirment agir pour rétablir l’ordre et rejettent les accusations internationales, mais les observateurs notent une intensification du contrôle sur l’information et du dispositif sécuritaire dans plusieurs villes.
Coupure d’Internet et bilan; contexte international
La coupure du réseau a été déclenchée le 28 décembre à Téhéran, puis observée dans plusieurs villes, notamment après des manifestations contre le coût de la vie, selon des ONG et des défenseurs des droits humains. Cette mesure vise à dissuader et à limiter la circulation d’images et de témoignages susceptibles d’alimenter l’indignation domestique et internationale. Le décompte des victimes et des arrestations reste difficile, mais Iran Human Rights indique au moins 3 428 morts et 20 000 arrestations. Netblocks a signalé une reprise « très légère » du service le samedi, mais l’accès reste fragile et partiel.
Sur le plan international, les réactions restent mesurées. Donald Trump avait menacé d’intervenir en Iran à plusieurs reprises, ces dernières semaines, pour venir en aide aux manifestants, mais ces propos, dont l’application demeure incertaine, n’ont pas modifié la dynamique sur le terrain. Dans l’allocution du guide suprême, « C’était un complot américain », a-t-il affirmé, ajoutant que « l’objectif des États-Unis est d’avaler l’Iran […] l’objectif est de replacer l’Iran sous domination militaire, politique et économique ». Les observateurs soulignent que le récit officiel cherche à présenter les violences comme une menace étrangère et à justifier le maintien du statu quo.